mardi 4 mars 2014

Les saisons nous merveillent ...


Sachant qu'elle nous sera ôtée,
Je m'émerveille de croire en notre saison,
Et que nos coeurs chaque fois
Refusent l'ultime naufrage.
Que demain puisse compter,
Quand tout est abandon ;
Que nous soyons ensemble
Egarés et lucides
Ardents et quotidiens,
Et que l'amour demeure après le discrédit.

Je m'émerveille du rêve qui sonde l'avenir,
Des soifs que rien ne désaltère.
Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois,
Gladiateurs d'infini, captifs d'un mirage?

Les dés étant formels et la mort souveraine,
Je m'émerveille de croire en notre saison.


Saison des hommes, Andrée Chédid.


Ne laissons pas nos yeux d'or se faner ...
Mes chers amis, continuons à nous émerveiller de vivre, tout simplement.
Je vous laisse un peu, le temps de rendre grâce au jardin, de lui faire le printemps, haie merveillée ...
Je viendrai vous lire tout doucement.

D'une ellipse gracieuse, les saisons nous merveillent ...
Les saisons qui reviennent merveillent les hommes, passagers solitaires, amoureux solidaires en nature généreuse, qui cherchent l'harmonie. Le printemps qu'on attend est un chemin de Vie, oui il nous est merveille.

A bientôt
Avec mon amitié toute roses.

Veronica.


19 commentaires:

  1. Savoir s'émerveiller, c'est une belle qualité.

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  2. Bonne chasse au très-or!!!
    Je ta-tendre-est encore.....

    Câlinsss!!!!!

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  3. S'émerveiller d'un beau jardin, de fleurs aux douces senteurs, s'émerveiller de la vie tout simplement et de votre délicieux billet, c'est le bonheur.
    Je vous embrasse chère Veronica.

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  4. Prends ton temps chère rose dans ton jardin où tu peux t'émerveiller chaque jour des promesses du printemps, mets-le sur son "31" pour sa venue !!! Je t'attends...
    A bientôt dans ton nouveau domaine végétal où nous pourrons venir s'émerveiller ensemble !
    Merci pour tes mots et ceux de Christian Bobin
    Bises au bord de l'Elle

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  5. joli post plein de promesses roses ! ton jardin n'attend que toi pour l'aider
    à se faire beau !

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  6. Même la pluie n'a pas réussi à ôter la beauté des belles!
    Merci, bonne journée.

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  7. Chaque saison a ses merveilles. A nous de les eveiller et de les partager.

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  8. Un magnifique poème d'Andrée Chedid ! Plein de confiance en la vie, même diminuée, même amoindrie. Avec des soifs d'infini et des rêves qui portent bien plus loin que nous. Cette femme fait partie de mes poètes préférés. Elle dit avec beaucoup de grâce que l'abandon, l'égarement, ne sont pas à mépriser. L'amour dépasse la quête du bonheur personnel pour les englober. C'est beau de croire ainsi en l'humanité ! J'entends "notre saison" comme notre passage sur terre qui ne durera pas, mais qui peut-être source de grands émerveillements ! N'est-ce pas, belle jardinière ?!

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  9. ...(...) "Tout comme le noyau d'un fruit se brise pour exposer son coeur au soleil, il vous faut connaître la douleur. Et si votre coeur pouvait s'émerveiller en permanence devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur ne lui paraîtrait pas moins étonnante que votre joie ; Et vous accepteriez les saisons de votre coeur de la même façon que vous avez toujours accepté la succession des saisons dans vos campagnes. Et vous veilleriez sereinement au long des hivers de votre souffrance".

    Le Prophète de Khalil Gibran


    (Khalil Gibran)

    Merci Veronnica pour les mots de l'Homme aux Yeux d'Or, -Christian Bobin-, et de ceux de Andrée Chédid, dans sa Saison des Hommes qui habillent si bien ton billet...

    Heureusement pausée en ce demi-temps, au jardin "où tu fais le printemps", témoignera de ta gratitude pour le renouveau des sens harmonieux, ..en cet instant de douce heure qui.revit, s'épanouit, se réveille, enfin, plein de promesses !!

    Merci.....
    Je t'en brasse en mimosa du jour doré...
    Den

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  10. Bonjour veronica !

    Je viens de lire le texte de Christian Bobin, non ...de "boire" à pleine gorgée, comme l'aurait fait un enfant, laissant de grandes moustaches de plaisir sur ses joues ...
    J'ai bu, sans réserve, en laissant tout couler à flot sur mon coeur ...
    Mais, pas une seconde, pas une seule (tu m'entends ?) je n'ai pensé que ce texte avait été écrit par quelqu'un d'autre que toi ..........!
    Jusqu'au dernier mot, j'ai cru que c'était "toi" qui parlais ! (je t'ai même entendue !)
    Et puis j'ai vu "Christian Bobin" (presque déçue, sourire !)
    Cest fou, FOU comme ce texte, ces mots te ressemblent .....Ton âme a dû s'en vêtir un jour qu'elle avait froid !

    Entre les fleurs de ta bannière j'entends une cascade ...ça doit être le chant de l'amitié, le chant de la VIE !

    Le jour où je cesserai de m'haie-mer-veillée, c'est que l'on m'aura coupée de ma terre et de mes racines, tel l'arbre sous l'élan du bûcheron ...!!!

    T'embrasse de toute mon âme-hissée : sabine.

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  11. Pour toi amie véronique à la sensibilité si douce

    Voix des poètes

    Vois les rimes qui s’arriment aux quais des brumes instantanées
    Et ces prosodies qui s’enchaînent pour montrer le cuir tanné
    C’est que le poète hésite il a tant voyagé et tant à dire
    Ce ne sont point les cuivres ni les vents qu’il convoque
    Mais l’imaginaire entier qui est loin d’être un tout venant
    A haute voix il fait ses choix et ne laissera rien tomber
    Ce n’est pas dans ses habitudes d’avoir le torse bombé
    Non il est écoute et retour, réflexion pour pavillon ouvert
    Il lance au vent, laisse traîner persuadé d’ensemencer les nuages
    Pourtant jamais il n’a cherché à être plus que ça à la page
    Intemporel il est qui ne veut pas cesser se faire entendre
    Qui ne se résout pas au silence et voudrait encore lancer
    Quelques cris qui mobiliseraient et lanceraient dans l’action
    A son phrasé inimitable il a ajouté quelques fioritures
    En guise de ratures pour ne point trop égratigner les sens
    Il est d’essence et devine dans ses ontologies l’origine
    Pourtant sans dévoiler plus qu’il n’est nécessaire
    Il laisse chacun s’emparer librement des mots et jouer
    Parce que son plaisir c’est juste de semer mais pas ses poursuivants
    Il n’est ni messie ni prophète encore moins oracle
    Quand il racle sa voix et son esprit pour en faire jaillir
    Les derniers restes qui seraient restés coincés faute de miracle

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  12. Chère Véronica.Tu nous bichonnes:Christian Bobin, Andrée Chedid.Tu nous offres des mots et
    merveilles.
    Oui il faut s'émerveiller.L'émerveillement est la base du bonheur.
    Celui qui ne sait plus s'émerveiller est déjà mort.
    Le printemps qui arrive nous propose chaque jour de nouvelles merveilles.
    Sachons les regarder et les prolonger.
    En toute amitié
    Renaud

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  13. un petit bisou ensoleillé et doux de ce beau dimanche de la part du Petit Singe et de la grande Hutte ! elle fait 1.70 cm

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  14. J'avais déposé un commentaire mais il semble s'être noyé dans les ronces de mon jardin.
    Bisous enrubannés de lumière !

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  15. Entre Ch. Bobin et Andrée Chédid j' ai passé avec toi un moment merveilleux..La phrase que je retiens entre autres :
    " Le miracle arrive dans un deuxième temps, quand s'éveille ce qui dormait sous nos yeux," car c' est exactement ce qui m' est arrivé cette semaine...!!
    Plein de bisous émerveillés qui croient en notre Printemps...
    Vive la Vie

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  16. Une pause s'impose :-)
    Que ce jardin t'apporte, tendresse, douceur et lumière ...
    Bisous ♥

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  17. Grâce à toi Printemps !
    quand le temps passe
    demeure la saison du coeur

    Bien à toi Véronica

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  18. Ta maison est celle de la poésie et ta générosité à nous la faire partager rend ce lieu bien agréable.
    Merci pour tout et très beau Dimanche, Veronica.
    Bien amicalement.

    Roger

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  19. Le printemps, sous tes mots, devient "brin-temps" avec une délicieuse senteur de muguet ....!

    J'entends toujours chanter la cascade derrière les roses de ta bannière ...et comme c'est "merveilles-cieux, merveilles-lieux ...." Merci merci MERCI ! (Remercier rend heureux car fait entrer en nous toute la lumière que l'autre, l'ami généreux, a voulu nous offrir !).

    De toute ma folle âme-hissée : sabine.

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !