mercredi 19 février 2014

Ode-nuit


Cadeau pour Den ( De ma fenêtre à sa porte )



J'aime écouter la pluie
Dans le nouveau jardin
L'eau qui fait des flaquettes, plus grandes que deux mains,
Sur la tôle touillée.


J'aime égoutter la pluie
Dans le nouveau matin
Les feuilles qui balancent, haut si près du redoux,
Sur des trachées de branches,
En ronde de chêne-houx,
Une langue de nuit.

J'ai le frisson de pot
Et l'alarme aux oreilles
Le pied à fleur de mot
Et le vers d'eau merveille.

Je guette sagement 
Le doux pli du levant,
En draps, paix de dousoeur.

Quand l'averse phonique
Passera son chemin,
 En rideaux de musique
Dans le nouveau jardin.


Veronica B, 11 février 2014, Au matin, En égouttant la nuit.

18 commentaires:

  1. Une petite bise entre tes volets...
    Je suis de ton côté,
    n'oublie pas cela,
    je suis avec toi.

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  2. Sur cette douce musique, je lis vos mots avec tendresse.
    Je vous embrasse chère Veronica.

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  3. Très jolie cette ode à la nuit…
    Bises, Lolo

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  4. Ah ce que j'aime "dousoeur". Sourire doux pour toi.

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  5. Oh oui, embrasse la pluie car elle n'a pas sa pareille pour raconter l'arc en ciel et le retour du soleil !
    Laissons-nous bercer par sa musique...
    Belle et douce journée à toi !

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  6. Soulever un coincoin de rideau
    Pour saluer le jour nouveau....
    Tout cela est pour moi comme un écho...
    J'ai déjà eu les mêmes rideaux!

    Les m'aime rire-haut...côté jardin!

    C'était aussi à la campagne
    Avec famille qui m'accompagne...
    Désormais ,seule et en ville
    J'adore toujours la pluie.... tranquille
    J'ouvre, des souvenirs, le coffret
    Et m'en-chante dans mon jardin secret

    Câlinsss!!!!

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  7. ...Quand la lapée du coeur
    Quand le rideau de l'heure
    Veloutera ta pluie
    Goutte à ooutte la nuit
    Claquera sa langue
    Ecoutera sa danse

    Merci Veronica pour sème haut.
    au jardin nouveau

    bisous.
    Den

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  8. Chère Véronica, que te dire pour garder le sourire dans la perte...Quels mots pour adoucir la peine...

    mon ami à quatre pattes
    ton âme aux quatre saisons
    mon jardin de coeur
    ton regard dans le mien

    Bien amicalement à toi Véronica

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  9. Un très beau billet en image et en mots comme tu sais si bien faire !
    Bisous !

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  10. je vais dormir le cœur léger ! merci !

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  11. comme c'est beau Véronica.... j'aime te lire, c'est apaisant.....bises

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  12. Égoutter la pluie c'est doux
    Et c'est fou parce que ça nous met
    Le coeur en noce
    Le coeur en tas
    Le coeur en nostalgie

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  13. Moi aussi j' aime la musique de la pluie , j' aime surtout tes tripotages de mots...:-))
    Mais le soleil d' hier qui m' a aspirée au jardin , c' est pas mal non plus...Il m' a fait découvrir des trésors...tout démarre..le printemps s' en vient...!!
    Bisous et pensées sauvages...:-)

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  14. Pluie diluvienne - le ciel dégoutte tant !

    Le ciel dégoutte tout ce qu’il sait
    Mais ce faisant il nous inonde de bienfait
    Les nuages bas et lourds n’en finissent pas
    Qui progressent en meute dans l’horizon au ras
    Baignés dans l’élément liquide qui s’insinue
    Je regarde au loin ce qui m’apparaît des nues
    Déluge sempiternel à la gloire éternelle
    D’une vie grouillante qui s’épanouit si belle
    Gouttes roulant et rebondissant dans un tic tac
    Qui, redoublé, devient tambour assourdissant
    De ton dévalement continu souple et puissant
    Faut il juste attendre rassemblées quelques flaques
    Mon corps frissonne et s’abandonne à tes embruns
    Quand le vent balaye en aérosol ma salle de bain
    Brumisé à souhait mon sourire humide s’éclaire
    Inondé de bonheur, de l’intérieur, je me repère
    Suivant l’orage qui gronde et qui s’abat
    Les yeux rivés à ma visière je me débats
    Entre mon envie de prolonger la communion aqueuse
    De celle qui vous révulse les humeurs vitreuses
    Le clapotis est maintenant un jet continu
    De telle sorte qu’il lave et à présent atténue.

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  15. Pluie glaçante pas en verre

    Tic toc tac ainsi tombe la goutte dans la flaque
    Tap tap tap tambourine à la vitre la nuée
    Froide et perçante elle me fait éternuer
    Mais c’est vrai que quand en rafale elle claque
    J’ai l’impression de faire corps avec l’air
    Transpercé de part en part je m’éclate
    Et pourtant douché trempé couché elle me met
    Dans tous mes états, même si liquide je finirai
    Entre dilution du temps et dissolution des impressions
    Je choisis l’ancrage ou l’encrage plutôt que l’écrantage
    Persuadé qu’il faut se mouiller pour ressentir la vie
    Est que même si c’est essorillé qu’on peut prendre son essor
    Jamais même replié, frileux et tremblant on ne manque de ressort.
    Je me fais l’effet du sucre que glace le verre d’eau
    A la pensée rapace d’une dispersion de mon être
    Dans un bien trop grand récipient agité de soubresauts
    Voilà une échine ployée, coudée et qui se redresse
    Parce même si la pluie pour tomber ne manque pas d’adresse
    Encore faut il être posté au bon endroit, adroit et juste
    Pour capter de son message céleste le parfum sirupeux

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  16. Très jolie ton ode-nuit, Veronica!

    Quand ton ode est ouïe
    Mon coeur ravi balance
    Au rythme de la pluie
    Qui tambourine et valse


    Bisous frissonnants

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !