mercredi 27 novembre 2013

En sabots de lit verts ...


C'est à la nuit bombée
Quand tout le monde rentre en lumière de foyer
Que je sors jardiner un râteau sous le bras
Comme c'est arbr'gréable ! de découvrir leurs ombres
Dans le "snoir" de l'hiver
Secrètement cachée en sabots de lit verts
Au petit bois nouveau
Je vais chiner de l'or et décoller hope terre
En âmassant de l'eau ...
Me sont précieux trésors
La paix nombre des pieds, le nuage aux yeux clairs
Les plantes-art, connaître
L'hellébore niger, la pensée amoureuse
Un escargot me snobe
Et le ciel qui dort !
Pour entrer dans la danse
D'un petit oeil léger
Je souris de bonheur
Bonne mère qui panse.
Dans le jardin d'Aime Haut
Qui prolonge son heur
La nuit sera bombée
Sur un rêve de fleurs ...

Veronica B, in Les arbres de chêne-houx, 27 novembre 2013.


17 commentaires:

  1. Jardinère de l'ombre dont l'oeil perce la nuit
    Si les fleurs sont cachées, ton guide est la senteur...

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  2. La photo est merveilleuse, en couleurs comme en noir et blanc...

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  3. La nuit bombée, comme sous cloches ou jupons... sécurité, vie protégée...
    Le soir, langés, lus ( quelques bribes de la peau nid ), suivre la voie des chênes et s'élever...
    Rêve errent en cieux...
    Saluer d'avance le prochain jour...

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  4. AH!... l'âne nuit... bombe est....
    Pour chasser lent-nuit
    il faux draps faire bombe-danse
    Feuilles-thé le l'ivre-hiver
    Cent ans le bois cy-près...
    Et rêver de fleurs en-flamme-mai...
    Vivre d'espère-transe...

    Que la saison froide te soit châle-heureuse!
    Câlinsss!!!!

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  5. Merveilleuses photos. J'aime beaucoup celle en couleur, tellement chaleureuse comme vous, comme votre coeur et vos mots que j'ai toujours grand plaisir à lire.
    Douce soirée ma chère Veronica.

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  6. ...Quand l'haie-toile s'endort sur les couleurs de la nuit
    Et grandit dans le coeur d'Aime Haut
    Qui s'élève et qui danse
    Par ciel aimant rajoute un Dieu au ciel
    S'approchant de qui te ressemble
    L'Art-preux en image rit dans sa robe parfaite
    Comme le fragment-erre, s'achèvera un jour
    Dépose ici des noeuds des liés
    Rêve nu
    de loin
    long temps
    Tu ratisses l'hiver
    Pour lire les étoiles et comprendre le sens
    Tu jardines et découvres l'apparence tracée
    Qui s'allonge quand le jardin s'endort
    Tu salues au jour d'hui à deux mains
    Quand tu frôles l'ombre à tâtons
    Sur la voie de chez toi
    Cherchant en coeur des très-ors près-cieux
    Des plantes inconnues
    Des saveurs à s'aimer
    A semer
    Sous un ciel qui se pare
    D'or de violine de rose...
    L'âme est bombée ce soir
    Et rêve de fleurs à parsemer.
    La nuit déclinera son pendant châle-heureux.

    Une douce nuit au jardin.
    Den

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    1. Que c'est beau ce comme en ( bonne ) terre ( semée, féconde et généreuse de fruits ) en échos...
      Qu'il est bon en ce jardin de respirer lyre d’Éli âne or qu'idées par fumée d'en sens
      Quand le cœur souffle sur les cordes sensibles, comme sur une harpe éolienne bien entendue
      entre les Rameaux des arbres nouveaux... vert y qualité...

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    2. Quel talent on redécouvre ici...:-)
      Bisous Den

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  7. As-tu vu les étoiles de givre du jour nouveau et les étincelles lancées par dame fée... sur le jardin ?

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  8. Comme c'est agréable de bon matin de voir une belle nature.

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  9. Merci mes amis, c'est si mots ce que vous me dites ...
    Dès que j'ai un mot mens je vous le donne ...

    Plein d'amiterre à chacun chacune ...
    Veronica

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  10. Rêver en sabots de lit vers
    et serez..... veillée en maille haut de bain!...Vive ment les taies!!!

    Bi soux, chère Veronica

    Claudie

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  11. Allez découvrir son nouveau jardin qui doucement s' endort dans les lumières du soir...c' est bon , c' est vivifiant...c' est aussi cela que respire le mot " apprivoiser ".
    Chacun se souhaitant la bonne nuit... réserves des surprises à l' autre ...des surprises cachées dans la terre d' un jardin neuf...qui feront les étoiles de tes rêves...:-))
    Plein de tendresses cachées au pied de ton grand chêne....

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  12. Je te laisse, les bras ballants, rêver à tes prochaines fleurs...
    Très bonne fin de semaine !
    Bises sous le cèdre solitaire

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  13. Pourquoi la musique est belle

    Ah se laisser doucement bercer par des rythmes fondamentaux
    Entraîner dans une joie simple celle de l’écoute les yeux fermés
    Se laisser emplir de couleurs chatoyantes et doucement ondulantes
    Poser autant le regard que l’oreille dans un creux presque en coin
    Rêver à la surface argentée d’un miroir liquide en fusion
    Ressentir dans son ventre ses percussions qui heurtent et secouent
    Se laisser envahir par un univers purement vibratoire
    Secouer lentement la tête comme s’étire la mélodie
    Et jouir dans l’apaisement des croches qui décrochent
    Des blanches qui planchent, des noires à n’en plus boire
    Des quartes qui ne sont pas de la tarte
    Quand aux tierces rien ne perce
    Mais rien ne presse non plus que l’horizon infini
    Où s’évanouit et se dissout l’onde dans l’éther
    Pression, contre pression, compression
    Voilà que ses couches d’air langent un enfantement magique
    Celui qui m’agite est profond, ancien et plein de souvenirs.
    Alors oui la musique a droit à plus que du respect elle a droit
    A un vrai autel où ployant l’échine on viendra célébrer
    La portée universelle des légers vibratos et les emportements
    Sauvages quand souffle la tempête, pas forcément la trompette
    Et quoi de plus doux en somme que l’addition jointe à l’addiction
    Quand la diction hésitante on ahane péniblement les premières phrases
    Cherchant sans emphase la mise en phase car de l’opposition
    Né seulement le néant qui annihile plus sûrement qu’au fil du Nil
    Ce cousu fil à fil qui défile impromptu et fait le deuil des sons.
    Le don du son ce n’est pas la balle d’avoine qui le donne et même
    Si ce péricarpe épicarpe n’est qu’une enveloppe il ouate doucettement
    Un havre où le repos y gagne encore dans ce moelleux qui vient
    Dissiper le malentendu sans pour autant faire tomber d’abruptes
    Falaises de notes qui emportées dans un déferlement seraient
    Comme une chute finale, non il faut encore et encore remonter
    Le lit du fleuve pour sentir bruisser les feuillages sauvages
    Entendre ces cris primaux qui n’ajoutent pas aux maux mais mot à mot
    Susurrent des lamentos et si les trémolos sont forcés on serait tenté
    D’ajouter vas y mollo paulo (pas à Prats).
    Encore faut il lever la tête dans l’azur qui noircit pour à bout couchant
    A bout touchant entamer ce chant des étoiles comme un scintillement dans une nuit de silence qui lance de si loin une harmonie totale
    Quand s’élance pour tout refrain le crépuscule des cieux
    Et que succède le chaotique au tic tac métronomique
    Et que la mimique énamourée du soliste patenté aux tempes argentées
    Est bien la preuve que la musique est d’abord amour et fusion
    Que la matière de tout temps a livré ton sur ton, son sur son
    Des ivresses sauvages pour amener doucement vers la civilisation
    Que l’adoucissement des moeurs est comme celui de l’eau
    Il faut filtrer et clarifier et si la musique t’a mis (tamis) dans cet état
    C’est que l’éclat au fond de tes yeux rieurs vaut plus que trop de mots
    A ravir chaviré et bouleversé c’est dans ses vagues primordiales soulevées
    Au fond de notre être intime que se joue la partition délicate
    Sans répartition des rôles à l’avance au fur et à mesure que vient le vent
    Nature qui a toujours assemblé les sonorités comme séniorité
    Il n’y a pas de sénilité infamante à trembler dans un ravissement
    Quand le ravinement des notes creuse de si larges sillons dans
    La glaise humaine terreau propice au semis musical
    Pour faire éclore dans le génie inventif entre fugue et contre point
    Des dissonances polymorphes qui émiettent en morceaux ingérables
    Le plus louable des transports en commun.

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  14. Le soir on panse avec plus de douceur,
    tout en rêvant au jour prochain et
    parfois au printemps à venir.

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  15. Le gris m'enchante, enchante les peintres, les photographes. Pas triste pour un sou, il a une énorme palette de nuances, plus ou moins douces....ta photo le montre, elle est magnifique, merci!
    Un beso.

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !