lundi 10 juin 2013

On s'habitue à tout, ou presque ... ?

C'est bientôt le bac philo, sourire, il me vient une réflexion, une phrase qui me passe par la teste.  Pouvons-nous échanger là dessus, toi et tes mots, toi et tes idées sur la vie.
Ami(e), assieds-toi âme et côtés.

Que penses-tu de cette phrase :

On s'habitue à tout, ou presque.


43 commentaires:

  1. ça dépend dans quelles circonstances dans le boulot pas le choix , dans la vie ça dépend si c'est bien si c'est pas bien mais en général je fais avec enfin voilà quoi en général je m'habitue à tout parce que de toute façon c'est la vie ! non mais attends moi faut que je te dise que je n'ai pas fait de philo j'ai fait un bac professionnel puis les rédactions j'étais nulle bon sinon et bien je me suis bien habitué à mon nouvel appart ! ça c'est chouette ! allez à plus belle et douce Véronica , bisous !

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    1. euh c'est hutte des bois qui parle en fait ! j'ai pas changé le nom !

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    2. Oh non non non, je ne demande pas une copie de philo, surtout pas, c'était une boutade ! sourire
      Juste comment ressentez-vous cette phrase et j'aime ce que tu dis, spontanément et simplement chère Hutte !
      ça me fait très plaisir que tu te sois bien et si vite habituée à ton nouvel appart.
      Comme tu dis c'est la vie ! et s'adapter vite comme ça est une preuve d'intelligence et de maturité.

      Bonnes nouvelles habitudes à toi et PSV, ses amis et vos si jolies fleurs !

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  2. Bonjour ma Véro,
    Non, je ne crois pas que je m'habitue à tout, parce que j'en apprends tous les jours, sur moi, sur les autres, sur la Vie...
    Par contre, avec l'expérience et les épreuves de la vie, je crois que je rebondis plus vite, pour m'obliger à laisser couler ce qui me touche de pleine face et à prendre au contraire en plein cœur ce qui me fait du bien.
    Je t'embrasse ma chère Vero ♥

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    1. Bonjour ma Cathy,

      Savoir cueillir, accueillir les nouveaux "apprends-tissages" ( oui ti es sage) de la vie, qui se présentent chaque jour est une façon de ne pas s'habituer à rester sur ses positions, limites, mais savoir s'ouvrir, comme tu le fais, avec cheminement, patience, sourire.
      Je l'entends aussi cette phrase comme une sagesse maternelle, celle d'accepter ce qui au départ ne nous semblerait pas acceptable car trop différent de nous ( mais nous aussi on change et on apprend sur nous à mesure des épreuves de la vie, ce qu'on croit être "notre nature" ne l'est pas force aimant et la vie nous révèle à nous m'aime aussi ).Oui, les épreuves de la vie nous mènent à l'essentiel, le coeur de l'autre je crois.

      Je t'embrasse ma chère Cathy.

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  3. L'habitude nous force et la force de l'habitude

    je pense à ces récits de déportés et à "si c'est un homme" de Primo Lévy , à "la condition humaine" de Malraux...

    peut on s'habituer à la malveillance, à la méchanceté à la bêtise, à la veulerie, à l'indélicatesse ?

    Peut on s'habituer au froid à la faim et aux coups

    peut on s'habituer à l'esclavage ou à la prison

    Ah bien sur il y a des choses, des conditions, des traitements, des environnements qui sont plus supportables que d'autres mais tout ce qui est attentatoire à la dignité reçoit au moins réprobation quand ça ne soulève pas indignation est réaction.

    Mais du fort au faible quand on est contraint à obéir et à s’exécuter sous la menace d'une arme c'est vrai qu'en balance il y a la vie et pour garder la vie on est surement prêt parfois à s'avilir

    Il y a aussi des déchéances morales, matérielles, physiques qui peuvent être inéluctables, irréversibles et là on est dans l'acceptation et le fatalisme
    les contraintes résultent de la malchance, de la vieillesse d'autres facteurs naturels ou externes sur lesquels on n'a pas de prise et qui peuvent nous briser, mais on survit

    Citant Nietzsche ou Hölderlin on comprend qu'on possède finalement beaucoup de ressource intérieure , plus qu'on ne le pense en général mais qu'elles ne se mobilisent que dans des cas extrêmes et durs.

    Pourtant on meurt encore de chagrin, de la perte d'un être aimé , d'un amour déci, tout n'est pas acceptable et supportable pour tout le monde.

    Bien sur il y a des pertes si abyssales et si brutales qu'après la sidération vient la réaction, mais on sait aussi en reprenant l'histoire de la grenouille qu'il vaut mieux endormir la méfiance et la réactivité des personnes en les plongeant dans une eau froide qu'on chauffe avant de les échauder, plutôt que de les plonger directement dans une eau bouillante qui va les voir se débattre, et le je pense aux lentes montées des totalitarismes.

    C'est un beau sujet mais je suis sur un sujet de sciences politiques ardu aussi

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    1. Merci cher Thierry pour ces mots importants, fondamentaux.
      Bien sûr que non, on ne peut s'habituer à tout ce que tu cites, la faim des enfants dans le monde, les guerres, l'esclavage, le racisme, la violence ...Tout ce qui touche à la dignité de l'homme. Parfois oui, pour survivre, on est prêt sous l'urgence à accepter beaucoup ( je pense notamment à ses femmes battues ... ) c'est justement là ou le "presque" de ma phrase fait la différence, comme une bascule ou un stop ! qui finalement, par un geste d'opposition/action, on décide de rompre la chaîne, non, on ne peut rester dans ce chemin-là, on y met fin, d'une façon ou d'une autre.
      Oui, l'acceptation, la résignation parce que les choix économiques ou autres ne permettent pas de penser plus loin, l'homme se plie comme le roseau, il s'habitue à beaucoup, devient animal, qui pense pour tant ...Ses ressources intérieures lui permettent la survie comme elles lui permettent de rêver à, de garder au chaud la place pour un espoir. Malgré la perte, malgré ce qui est absent, la vie renaît, les habitudes c'est aussi ce qui permet de maintenir la vie tout simplement ( je pense à cet instant à la séquestration par son bourreau de si longues années ! de Nathascha Kampusch, quand on lit son histoire terrible, on comprend que grâce à ses habitudes, les soins qu'elle prenait à maintenir sa survie au jour le jour dans sa si petite cache, elle a pu non seulement y trouver "une espèce de vie normale et rassurante" mais aussi le temps ( et l'intelligence) d'envisager (avec tellement de patience )les voies de sortie et de libération un jour ...
      Bien sûr, on ne peut pas toujours s'habituer à la mort d'un proche, que dire de la mort d'un enfant ? pourtant, force est de constater que la majorité des gens y survivent.

      Je te laisse à ton sujet de sciences po, t'as fini ton devoir ? sourire

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  4. Ça me rappelle une citation de Dostoïevski dans la préface du bouquin de Bernard Clavel "L'Hercule sur la place" C'est vrai ça fait gamberger l'esprit...

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    1. Tu ne te souviens pas de la citation ?
      Je te laisse gants, berge et ... tu pourras rêver à tes habitudes de sorties charmantes en bord de mer sur la côte normande ! sourire

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  5. Philo ? Tu veux de la réflexion ? Soit.
    En philo, on n'a pas vraiment à donner son avis, mais juste à discuter le sujet dans ses recoins.
    Alors juste quelques pistes jetées sur la feuille rose du brouillon ( même si le sujet est un peu blues... )
    ( Méthodologie : ne pas tomber dans le piège de tout écrire au brouillon ! )
    - D'abord, définir les termes :
    « habitude », habitus, coutume, ce qui nous habite, nous squatte même,
    => la question de l'accueil, d'être ou ne pas être hôte pour ce qui vient et s'installe, de faire sienne ou pas la coutume, de la place en nous pour tout cela...
    coutume, costume, ce qui nous habille, nous protège, nous couvre, nous étouffe parfois, mais un habit, ça se module, on en ajoute, on en enlève.
    => la question de la raison d'être de l'habit, du costume, de la coutume : mode, nécessité, côtés pratiques pour le quotidien, fantaisie inutile, pas toujours choisie, mais devenue habituelle pour marquer son rang, son statut social ou s'affirmer telle ???
    - Explorer par la traduction :
    S'habituer = se résigner ? se soumettre, se sous mettre, revêtir, ( pour rester dans le registre couvrant et âne de Peau d'Âne ) ? accepter ?
    - Préciser le sujet, proposer des problématiques :
    S'habituer à quoi ? A du plus, à du moins ? Le terme s'habituer suggère-t-il toujours une perte, un renoncement, un moins ? Souvent à cela qu'on pense... alors que l'étymologie nous amène plutôt du côté d'un plus, à endosser, donc d'une charge, qui pèse parfois, d'une attitude dans laquelle on se sent déguisé... Une cuirasse, une carapace en formation, est-ce cela s'habituer ?
    Les 2 chaises vides ( font penser aux chaises de Van Gogh ), si elles font partie des documents du sujet, supposent un moins, une absence, un manque, un silence, une complicité, une compagnie passée qui ne serait pas là pour l'instant, ou plus là définitivement.
    Est-ce là le sujet de l'habitude, la désertion de 2 personnes ou personnages ?
    « A tout » : là, se pose la question des limites... des limites de l'endurance humaine, de l'acceptable et de l'inacceptable, avec tout ce que ça peut avoir de géopolitique et de connecté à l'Histoire ( cf. com. de Thierry ).
    Le « ou presque » du sujet, suggère d'ailleurs que cette affirmation qui ressemble à un constat, à un état des lieux, contient en fait une question, un appel à la contradiction, une envie qu'il lui soit répondu « non ».
    Le sujet amène aussi à réfléchir aux notions de pouvoir et de vouloir.
    Peut-on s'habituer à tout ? Et là, chacun ses limites, physiques, émotionnelles, morales, chacun son endurance.
    Veut-on s'habituer à tout ? Et là, surtout la question de la dignité, de comment gérer son libre-arbitre ? Se laisser faire par les circonstances, les coutumes, les costumes que la Vie nous fait endosser, ou les refuser ? La question aussi des risques, voire des dangers, qu'il y a à ne pas vouloir, à résister... et souvent pas mal de dilemmes à la clef entre « ce que je suis, ce que je veux être, moi, authentique, nu, sous ces oripeaux d'habitude » et « ce que la Vie ou les autres me font jouer comme rôle ».
    Parfois, il est si difficile d'accepter certaines habitudes et aussi de s'en débarrasser ( se retrouver handicapé du jour au lendemain par exemple ) que le non vouloir peut devenir une fuite ( qui n'a pas à être jugée, chacun trouve ses issues de secours comme il peut ) dans la mort, la folie, la dépression ou la déprime ( ordre décroissant ).

    Enfin, dans le brouillon, préparer ses citations :
    Le sujet, directement, me fait chanter cela dans la tête :
    http://www.youtube.com/watch?v=I92F2ZQeu7g
    « Habitude. Entrave à la liberté. » ( Ambrose Bierce )
    « L’habitude est une chemise de fer. » ( Proverbe tchèque )
    « L’habitude nous fait comme une seconde nature. » Cicéron, recopié ensuite par Saint Augustin : « L'habitude est une seconde nature.  »   
    Y a plein d'autres citations bien sûr, et des intéressantes : voir Google.

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    1. Bonjour Mariane, et quel devoir tu as posé là sur le brouillon ! sourire
      C'est toujours des feuilles roses pour le brouillon ? rires, je ne suis plus à la page elle as ! Je savais bien me servir d'un brouillon dans le temps et ne pas tout écrire dessus rassure-toi, merci de bien préparer nos futurs petits porteurs de "baie de lauriers" ! :)

      Décortiquer donc chaque mot.
      Qui "on" ?
      S'habituer oui, tous les sens et son nez sens, même sa naissance ) du mot.
      Qu'est-ce ce "tout" ?
      et le "ou presque" mis en rejet et qui peut changer beaucoup de choses.
      Poser les problématiques.

      Pour ce qui est des "deux chaises vides" non ! elles ne font pas partie du sujet, as-tu déjà vu une photo ajoutée ou un dessin sur la copie du bac ? Là tu es hors-sujet, tu extrapoles, chère liane. Parenthèse hors sujet donc : Tout est question de regard, là où tu vois le vide, moi j'ai vu le plein en ces deux chaises animées. et plus l'avenir que le passé d'ailleurs, le présent en fait. Se tenir là à un moment donné et vivre un instant de partage, en cette affirmation sur les habitudes.

      Oui, le "vouloir" et le "pouvoir", tes réflexions sont, comme toujours, riches et intéressantes.

      Par contre, je ne pense pas que ce qui ressemble à un "constat" oui, appelle ou attende qu'il lui soit répondu un vrai "non". En fait, c'est Lily en dessous qui a senti exactement, comme moi, le sens que j'entendais donc, à cette phrase, ce petit mot en rejet qui laisse comme " une part d'étonnement", je vais y revenir en lui répondant.

      Si "l'habitude est une seconde nature", nous dit Ciceron, notre grand auteur latin, il semble que la nature humaine "s'habitue donc à tout, ou presque" ... sourire

      Merci pour ces pistes bien posées sur le brouillon.

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    2. Étonnants les réflexes et les codes "habituels"... si tu avais mis en image un banc vide, ou 2 chaises longues vides, je l'aurais vu comme une invitation conviviale à s'y asseoir ou à s'y prélasser pour papoter et philosopher à 2... mais les chaises vides, à cause de Van Gogh oui, j'ai tendance à y voir le vide plus que la place pour s'y mettre... j'ai associé cela, il y a déjà pas mal d'année, à manque, absence, déprime...
      Les habitudes créent des surprises finalement !
      Tant mieux !
      Et les surprises une fois advenues démasquent les habitudes et aident à nous en déshabiller...
      Il se peut donc que les chaises ne me fassent plus, à l'avenir, le même effet...

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  6. Je n'arrive pas à lire tes caractères clairs sur ce fond pastel..
    Pourtant j'aurais bien aimé te répondre
    Kiss
    P

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    1. Pour toi, j'ai fait revenir le jardin et son ciel autour ...
      J'espère que cela te conviendra

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  7. Je ne peux pas dire que je m'habitue à tout ? Au travail je suis obligée d'aller dans le sens du "poil" sinon on me dirait encore plus que je suis une râleuse :-) et oui !
    Par contre dans la vie je n'arrive pas toujours à m'habituer à certaines situations ... J'ai beaucoup évoluée depuis ma séparation et je ne dis plus "amen" aussi facilement :(
    Et oui les années passent mais ne se ressemblent pas :-)
    Bisou douce Veronica et bonne nuit :-) marie

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    1. Comme je comprends, on doit se faire une raison souvent et accepter bien des choses qui ne sont pas conformes à notre sensibilité, un temps au moins on fait avec, on s'habitue et on râle à l'inter rieur ... On change aussi bien sûr et on apprend à se faire respecter, on ne peut s'habituer à la langue mauvaise de certaines personnes toxiques, on rompt les habitudes. Voilà alors je dis : Que les années paissent
      Paix
      Cible
      Aimant
      Pour
      Tous

      Bisou et belle journée douce Marie !

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    2. Merci douce Véronica ton commentaire est adorable et cela me réconcilie avec l'être humain ...
      Mais de toi je ne doute pas et pourtant je te connais si peu ;)
      Bisous et bonne après-midi

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  8. Intéressante cette question. Ce que j'aime en elle, c'est peut-être sa modulation finale. Avec l'âge, on s'habitue effectivement à beaucoup de choses, d'abord à la beauté, puis à ceux qui nous rendent des services, à la difficulté de vivre au quotidien avec le flot de mauvaises nouvelles dont on nous abreuve, et aussi aux maux qui nous empêchent de l'intérieur d'être un peu plus aimant et joyeux. Mais le "ou presque" dit, à mon sens, qu'au fond de nous il y a et aura toujours une part d'étonnement, ou de refus, c'est selon, qui nous constitue dans notre humanité la plus belle et la plus tournée vers un avenir sans cesse à inventer. Bises la belle.

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    1. Merci d'apprécier la question, je suis haut nos rais chère Lily sage !
      Tout est dans sa modulation de fin oui, tu as très bien senti ce que je voulais ou plutôt la façon dont je prenais cette phrase. Oui, avec les années on devient acceptant beaucoup de ce qui au départ ne nous ressemble pas, de ce qui n'est pas forcément joyeux, on accepte même le regard parfois malveillant de l'autre, on s'habitue ... Comme on s'habitue à se nourrir de la beauté environnante, dans la nature, dans le don de l'autre, on la cultive, elle nous est précieuse, nécessaire, elle est une bonne amie habitude, mais dans le "presque" on lit la variabilité de l'être humain, son refus ou sa façon de prendre les "choses de la vie" tous les évènements, haies-preuves et autres qui le sollicitent avec parfois des ressources jaillissantes, l'homme se surprend lui-même à moduler ses habitudes et ses choix, il peut créer de nouvelles habitudes.
      Je pense aussi au magnifique poème La Réversibilité de Baudelaire, que j'aime tant ...



      XLIV - Réversibilité

      Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
      La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
      Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
      Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
      Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

      Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
      Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
      Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
      Et de nos facultés se fait le capitaine?
      Ange plein de bonté connaissez-vous la haine?

      Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
      Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
      Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
      Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
      Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?

      Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
      Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
      De lire la secrète horreur du dévouement
      Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avide!
      Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

      Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
      David mourant aurait demandé la santé
      Aux émanations de ton corps enchanté;
      Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
      Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!

      Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

      Pensée sort orale

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  9. On s'habitue aux douces habitudes... Les jolis mots des blogamies par exemple, qui font des efforts nocturnes.... On s'habitue aux mots clés mieux qu'aux invasions de spams qu'engendre leur suppression...
    Oui, on (moi en tout cas) tâche de s'habituer et prendre tout en gré... Sauf les rages de dents, les panaris et d'autres douleurs encore, insupportables, dont l'âge m'a délivrée...
    Je ne suis pas bien loquace en ce moment; je lis plus que je ne réponds. La cause en est un travail sur lequel je bosse en vain depuis des mois et qui semble se débloquer. J'espère pouvoir le rendre visible dans quelques mois ou bien, mais là, j'ose à peine l'écrire, te le raconter de vive voix. Il est question que je bouge en septembre; des copines me réclament très au sud de la Loire et une fois que je suis en route, je ne suis pas à un détour près... encore faut-il que je puisse me mettre en route et comme tu as pu le constater, ce n'est pas du tout cuit... A ça aussi , on s'habitue: ne pas faire trop de projets
    Bises
    P

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    1. Ah les efforts nocturnes des aminautes ! rires, elles sont bien gentilles ... tout d'eux m'aime ! rires
      Ok pour les mots de vérif, pff :( rires, moi je laisse leur charabia en mauvais anglais en place et je vire quand j'y pense. Ils sont sans gêne quand même ! ;(

      C'est sagesse je crois que de prendre tout en gré comme tu le dis joliment. Ah mais comment s'habituer à la douleur ! Tu as raison, qu'elle soit physique ou psychologique ... Pourtant, beaucoup font avec, ne se plaignant pas ou plus, acceptant jusqu'à l'atteinte à leur dignité ... Comme c'est dur !
      J'ai hâte mais prends ton thym, de lire ce travail à partager, un conte de fait en fête ? Tu sais que tu es la bienvenue dans l'art et j'y on, enfin Lou peut vous accueillir qui a dû être un peu déçue de s'être fait cette joie mais la patience est aussi une bonne habitude à tendre ... Ah comme les copines te réclament il me tarde donc de t'entendre déclamer haut et fleur !

      Oui, voilà, on s'habitue, à ne pas faire trop de projets ... Pourtant je rêve encore et en corps et les projets ( même s'ils n'aboutissent pas ) sont comme des carottes ( bien croque hante ) qui nous permettent de vivre ou survivre ...

      Fraîcheur de bises ! Pomme

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  10. On ne s'habitue pas, on vit avec, c'est tout.

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    1. Ma chère Nat, merci pur ta concision toujours parlante et juste.
      Comme je partage ... La vie est dure mais le bonheur se crée de belles habitudes aussi qui font la joie de vivre ! ensemble

      Je t'embrasse

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  11. Vous êtes toujours aussi passionnants mes amis ! Oh merci pour vos m'hauts ( des bas aussi ) de vie ! Je viendrai répondre à chacun chacune poco a poco ...
    Cette petite phrase qui m'est venue pour en avoir entendu un bout sur le chemin, il me semblait intéressant de la partager avec vous, et chaque commentaire est près-ci heu vous dire également le plaisir tout vrai tout simple que j'ai à vous lire, toujours, alors que prose ( oh le lapsus ! ) par des considérations beaucoup plus pratiques en ce moment et pas toujours de ma sensibilité hélas ... alors vous retrouver, cueillir le fruit de nos partages me rend joyeuse et allège/ sous l'âge mon esprit, mon coeur de moine eau ...( bon un moine un peu spécial et libre certes )

    Je vous embrasse
    à très bientôt chez vous quand je pourrai
    Veronica

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  12. J'oubliais ! On repasse directement dans le jardin comme vous le voyez, pour certains yeux délicats, il semblerait que le blanc soit plus doux à lire enfin je l'espère ! C'est toujours la même maison de toute façon !

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  13. A moi ? pas encore, encore moins devant le miroir, miroir aux alouettes, alouette, je te plumerai la tête, tête en l'air, l'air de rien, à rien m'habitue encore, encore moins au temps, et plus si affinité, té au fait, thé au lait ou thé à la cardamone, mone un quart... bises à P, à L, à V à vous...

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    1. Ah cette habitude de se regarder dans le miroir ! ( merci pour la comptine chère Lou ! rires, tu la connais bien ) On s'habitue même à sa tranche de cake ! J'aime tant les petits gâteaux ...

      Je t'offre un thé au lit ? à cette heure, tu dois mordir ! rires

      Merci pour nous ! ;)

      P comme Paix et Plomme
      L comme Les Spérances
      V comme Vol en tes ...

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  14. Me voilà assise entre deux chaises!
    Quand il est question de fil-à-sophie,je brode...pour un ouï-dire ou un non-dit.
    Vivre au présent...naisse pas le plus beau présent?
    Ah...se mettre à nue pour s'habit-tuer...pas face-cil!

    Gros câlins...comme d'habitude!

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    1. Voui, le cou entre deux fraises ! rires

      Comme toi, je brode, nous aimons tant le fricot d'aime haut !
      Si cueillir chaque jour, sans jurer, de rien ...
      Juste, ouvrir son coeur.

      Gros bisous, comme d'habitude !!! ( quand m'aime, on s'habitue bien à ces bisous-là ! )

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  15. On refoule souvent dans l'inconscient des choses non pas peu avouables mais mal digérées , mal supportées , après ça ressort et il y a des résurgences

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    1. Oui, certaine aimant
      Les mots parlent
      Après

      C'est
      L'Aime Haut pour le dire ...

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  16. Ne peut on envisager de répondre à la manière de rené Char " Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront"

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    1. C'est pas l'anniversaire de René Char le 14 juin ?

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    2. Ah mon cher René Char, un an certes ...

      Oui Thierry, tu me donnes là une bien belle réponse. Merci pour cette sire concision inattendue ! sourire
      Quand même, ne pas trop se tremper de bonheur. Mais marcher vers, oser, poursuivre vers ce qui est notre vérité.

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  17. Véronica, quel vaste et difficile sujet.L'on peut tout dire et son contraire.
    L'habitude peut être une entrave à la liberté et à la création.Dostoïevski parle de "la tyrannie de l'habitude" mais
    le bonheur est aussi une habitude à cultiver.L'on apprend l'autre au jour le jour, l'on s'habitue à lui, on l'apprivoise.
    Aristote dit que "le bonheur est le fruit de l'habitude".
    En fait, comme pour tout il y a les bonnes et les mauvaises habitudes.
    Je propose cette citation d'Henri Pichotte pour synthèse:"la poésie est une salve contre l'habitude"
    Je finirai en disant que j'aime l'habitude que j'ai prise de venir sur ton blog car je sais que je vais y trouver de
    l'inhabituel.
    Bises sans habitude.Renaud.

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    1. Bien sûr, on peut tout dire et son contraire, comme avec l'aime haut d'ailleurs, à prendre avec précaution, une certaine liberté et un recul aussi.
      Comme c'est intéressant toutes ces références ! Oui, ne pas se laisser endormir ou tyranniser par l'inertie des habitudes, surtout quand elles sont médiocres, essayer de s'amender un peu, mais avec modestie et générosité.
      Ah oui, la culture du bonheur, de cette simplicité de regard à l'autre, à la vie, une si bonne habitude !
      Quand on écrit, quand on sort le mot, l'étonnement nous saisit souvent, qui est un bonheur, j'en fait mon habitude !
      Merci enfin pour ton dernier qui me touche. J'espère, ce pendant, ne pas trop déranger ! le beau poète que tu es ... sourire

      Je t'embrasse, sans habitude !

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  18. Et bien non! je ne m'habitue pas , je ne dois pas être bien "conforme",ce n'est pas mon tempérament! les choses choquantes me choquent toujours.... c'est très fatiguant d'être perméable aux aléas de la vie! donc je prends des vitamines...je suis juste d'accord avec Jules Renard : "« Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue. » bizz inhabituelles!

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    1. Tu as ta personnalité et c'est beau !
      Je sais l'empathie aux choses et êtres ... Oui c'est très difficile mais au moins tu vis pleine, aimant ...
      Je prends lès vite à mine aussi ! une habitude.
      Moi qui croyais l'être ... si Jules Renard dit vrai, je ne suis pas toujours assez paresseuse ! à cultiver d'avant 'âge ...
      Merci pour ces bises audacieuses alors ! :)

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  19. La Philosophie est un jeu de l'esprit qui questionne, interroge sur le monde et l'existence humaine, véhicule les idées et la pensée dans ses méandres les plus profonds, les plus secrets...

    "désir de connaître et amour du savoir, ou philosophie, c'est bien une même chose" (Platon), la République, II, 376 b

    Allez ! je m'installe sur un de tes fauteuils, ma chère Veronica, et nous pourrions deviser des choses de la vie.. des grandes interrogations qui nous habitent, avec pour fond musical "Samba de la Muerte".. tu veux ?

    "On s'habitue à tout, ou presque".. dis-tu ! crois-tu ?
    that is the question !

    ... parce qu'on a cette capacité énorme... je crois qu'on s'habitue à un certain nombre de choses.. aux changements quand ils permettent de grandir, de rebondir.. on les accepte.. par contre, je ne crois pas que l'on s'habitue à la bétise, à la violence, à la méchanceté, à la souffrance..

    "il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont que des condoléances".

    Romain Gary - La Promesse de l'Aube (1960)
    première partie, chapitre 4..

    .. dans tous les cas, ce qui est pris est pris, et c'est tant mieux.. n'est-ce pas ?

    Je te quitte ma chère Veronica sur cette note optimiste.. dans quelques minutes il sera demain !
    bisous.

    Den

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    1. Ma chère Den,

      Merci d'être venue, de nuit, t'asseoir à ma chaise, cela me fait vr'aimant plaisir ! Toujours te lire, au jardin des mots, est agréable, intelligent et ruche ...
      Tu avais écouté la Samba de la muerte alors ? sourire, pas mal hein.

      Ne s'habitue -t-on pas, bête aimant, à beaucoup de roses, quand on les regarde passer, assises dans nos jardins ? ...

      Quel beau passage de La promesse de l'aube ... et comme c'est vrai au fond, cet amour maternel quand il est immense, on le porte toute sa vie comme une exigence, une normalité, une abondance, une chaleur, un puits sans fond de bonheur ..." on compte là-dessus" et on apprend à ses dépens ... les épreuves sont là ...

      Oui, ce qui est pris épris :) c'est ça qu'il faut se dire ! et s'heureux dire naisse pas !

      Merci pour tes notes florales, légères et profondes pleines de vivant !
      Il est demain déjà ... flourire !


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  20. Par la force des roses, on s'habitue à l'absence physique de l'être aimé, mais on n'oublie pas son sourire d'ange ... Il est là parmi nous, dans tout l'éclat des jours, il nous donne la main et le coeur pour survivre ...

    A notre Virginie, il y a trois ans déjà ...

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  21. Tu venais d'avoir 31 ans, ma chérie ... Un 15 juin, tu es partie ...

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  22. Il n'y a pas vraiment d'habitude, juste ...une main qui vient se poser dans la nôtre un peu plus souvent que les autres .......Sabine(qui t'embrasse profonde-aimant)

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !