vendredi 31 mai 2013

Le li la do !


Le lilas d'Haut comme une chanson ...

Il a fleuri
Le lilas d'Haut
Comme un sourire
Comme un cas d'eau

Le li la do
Le li la do 
le li la do

Il a filé
Le lilas d'Haut
Un printemps court un printemps do

Il passe vite
Le lilas d'Haut
On a rêvé dans ce jardin
Du taon
Et
De la rose verte

Lily berce souvenirs 
La lie
Le joli temps du lilas
Do

...

Une petite chanson lilas sous la pluie de mai ...


mercredi 29 mai 2013

Mon Oeilku !

... De ce temps de pluie ventée de mai m'est né ce petit Oeilku ( oeilcool ? ) que je vous offre volontiers en guise de maquille-âge ! sourire


Je crie mal
Lac rimmel
Sac houle !


Des mecs
Up
Face cil !


( Le masque à rat de cool heure ! est à la mode cet été, à l'or, fais venir le soleil  ! en "rosant" la couleur sur tes cils ... )


Les yeux dans l' Haut
Suent
Plissent
D'elle
Hissent
Cieux
...

Veronica B, in Les yeux dans l'Haut ... Mai 2013

samedi 25 mai 2013

à ma mère ...

Allons, dit-elle, que signifie l'âge qu'on a ? Il est bon de vivre sa vie année par année et de se réjouir de chacunes d'elles.

Extrait de Pavillon de femmes, Pearl Buck



"Sa mère, debout, la regardait partir, le coeur souffrant d'une douleur impossible à concevoir ; les pleurs coulaient de ses yeux et cependant elle ne voyait pas de quelle autre manière elle aurait pu agir. Elle demeura immobile jusqu'à ce que la montagne s'élevât entre sa fille et elle, la cachant à ses yeux. "

Extrait de La Mère de Pearl Buck
    

jeudi 23 mai 2013

Il y avait un jardin ...

Georges Moustaki vient de s'éteindre ...
Je choisis, pour lui rendre eau-mage, sa chanson Il y avait un jardin ( tiré de son album éponyme de 1971 ) que je trouve si belle ...



C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier

Et le bitume, entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin, une maison, des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

Georges Moustaki.

mardi 21 mai 2013

Juste une onde de mai ...


... et mes pensées s'insèrent.

Au bon jour, il fera soleil 
Je te ferai un moka d'Haut !
Onde de chaque,
La cité de l'espèce ...

Monk heure

Elle lui demandait :
Pourquoi regardes-tu la lune ?
Es-tu alèse au lit ?

Non, il préférait le sommier à l'âtre
La chaleur du bois et la mousse-dos
Etre dans son ciel d'élu.

Ordi mature patientait
Son nom d'hôte heur
Peut-être un roc-oeil où elle se relirait

et toute une vie à vivre et à donner 
D'eux, or ...

... Des mots
Il y en a partout

Mêlés siens
Il les aimait 
Ode de là
Et Luce en corps ...

Veronica B, sur un art Monica, 20 mai 2013.



samedi 18 mai 2013

La sérénité

" La quiétude que nous éprouvons quand nous sommes seuls, cette certitude de nous-mêmes dans la sérénité de la solitude ne sont rien  en comparaison du laisser-aller, du laisser-venir et laisser-parler qui se vit avec l'autre, en compagnie complice ..."

in L'élégance du hérisson, Muriel Barbery, 2006.

Mon enfant, ma soeur, hein ...
Partages-tu l'avis de Barbery ?



Je suis quand même plutôt une agitée du beau call ...C'est peut-être de mon ange en corps, même si j'aspire à toujours plus de sérénité. Y a t-il un âge (ou un nuage ) pour être serein ?


Qu'est-ce qui te rend serein, sereine ?


La sérénité du latin serenitas : sécheresse, d'abord l'état du temps qui est sec, serein donc. Le calme, la tranquillité, la non agitation.



Est-ce François d'Assise qui a inspiré la Prière de la sérénité ?



Mon Dieu,


Donnez-moi la sérénité
D'accepter
Les choses que je ne peux pas changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D'en connaître la différence.



God,


Grant me the serenity
To accept
The things I cannot change,
The courage
To change the things I can,
And the wisdom
To know the difference.



La condition ( et/ou le résultat ) de l'amour vrai n'est-elle pas la sérénité ?




Je ris à la citation de Philippe Bouvard ! ( Mille et une pensées, 2006 ) :

" Je tends de plus en plus vers l'humilité, la sérénité, vers la bienveillance, et celui qui me dira le contraire, je lui écraserai à coup de talon sa face de rat ! "




mardi 14 mai 2013

Les états généreux ...

Nous les pauvres de coeur, les infirmes, les résistants aussi, pensons-nous quelquefois à convoquer dans nos sillages une présence charitable et engagée pour l'autre ?
Sortir de notre égoïsme. Altruisme sans intrusion. Prendre son courage, âme de main.
Qu'il s'agisse d'engagement définitif ou d'offrande ponctuelle, nous sentons-nous concernés par cette noblesse du coeur qui dépasse ou accompagne celle de l'esprit. (Le coeur sait tout, le reste est inutile.)
Bien plus qu'un "menu-plaisir" savons-nous ouvrir la porte intérieure qui mène à qui est l'Essentielle et ressentir dans les yeux de l'autre miroir ce grand vrai plaisir intérieur, cette fraternité juste humaine, parce que nous nous sommes approchés tout près, parce que nous avons osé dépasser la peur, notre propre peur de base qui tourne qui tourne en boucle sa jupe folle, échanger nos humanités, le temps d'un geste, le temps d'une parole ... ou le vent d'un silence ...
Nous mettre en état d'ouverture, d'accueil, tendant toujours vers plus d'humilité, de simplicité. Neuve, aveu, nue, je ponds des voeux tout neufs, haut panier de saison.
Nous sentant plus en accoEur avec notre frère humain, nous le sommes davantage avec nous-mêmes m'aime. Les feuilles de rose sont soeurs, ô monde ! et se donnant l'âme hein, sont si belles de mai.
Le son de beauté : Qu'ils se marient s'ils sèment !
 Il est tant de fleurs différentes pour faire un beau jardin.
Nos états d'âme, à tous les âges, se croisent, s'adaptent, pour croître ensemble, sur des routes parallèles ...

Veronica B, Humeurs et Coq-Sillage, 14 mai 2013

 ( La première rose rose aime, mai 2013 )

samedi 11 mai 2013

Sous le jupon, la table et ...

"En mai, fesse qu'il te plaît !"
Prendre  panier, j'eus pont de mai  ...

Assez des pantalons divers ... jeans et autres leggins, vite le retour des jupes au nez ! au petit vent d'aimer, et jupons, des sandales ouvertes, du monde au balcon, fenêtre sur coeur ...




"Quand les roses fleurissaientsortaient les filles - On voyait dans tous les jardins danser les jupons ..."

Quand les roses, Salvatore Adamo 


"Elle portait d'amples et orageux juponsvolants et autres dessous que je ne saurais nommerTout cela se soulevait en moutonnant et froufroutant ..."
Molloy, 1951, Samuel Beckett



"Le fuchsia non plus n'est pas muet. Son bouton rougeaud ne divise pas ses quatre contrevents, ne les relève pas en cornes de pagode sans un léger claquement de lèvresaprès quoi il libèreblancrose ou violet, son charmant juponnage froissé."

Gigi, 1944, Colette






"Ceux qui la suivaient, qui la regardaient trotter avec ses petits pieds, et qui mesuraient cette large croupe dont ses jupons légers dessinaient la forme, doublaient le pas."
Le neveu de Rameau, 1762, Diderot



"Il considérait avidement toutes ces affaires de femme étalées autour de lui: les jupons de bassin, les fichus, les collerettes, et les pantalons à coulisse."
Madame Bovary, 1857, Flaubert



«Plutôt la mort que le déshonneur»Mais l'honneur ressemble aux jupes des femmes. Il se porte long, il se porte court, il se porte large, il se porte étroit, il se porte avec des jupons, il se porte sans culotte."

La paix des profondeurs, Adouls Huxley






Lettre à son fils, Rudyard Kipling


"Les jupons blancs de toutes les longueurs, le jupon qui bride les genoux et le jupon à traîne dont la balayeuse couvre le sol, une mer montante de juponsdans laquelle les jambes se noyaient."

Au bonheur des dames, Emile Zola



"T'es une bonne femmebégayait-ilFaut que je t'embrasseMais il s'emberlificota dans les jupons, qui lui barraient le chemin et faillit tomber."

L'assommoir, 1878, Zola