dimanche 31 mars 2013

5 ans par mille vous ...

Pour fêter mes ... 5 ans en planète Blogs ! 2008/2013



Ne pas trop faire dans l'émotion ... 
Affleur de mots, dans la doufleur de Pâques, le coeur se serre ...


Autant de bannières, d'espaces, de morceaux de mon jardin intérieur partagés avec vous, en toute confiance, sincérité, plaisir et bonheur, au fil des jours, mes chers liens et lianes, autant d'êtres croisés  hier, aujourd'hui et deux mains auxquelles on s'attache ... à celles qui ne sont plus là, à celles qui sont restées, à celles qui sont arrivées ... tout au bout d'un clavier ...
Vous m'avez tant apporté ...


Alors, juste, quelques retours ( dans le désordre ) sur ( quelques ) images ! 


Merci d'être là, en corps et en âme, je vous aime !


 J'étais si jaune ...


J'ai grandi ...


J'ai mûri ...



J'ai souffert ...




J'ai aimé ...



J'ai perdu ...




J'ai servi ...


J'ai reçu ...


J'ai donné ...


J'ai trouvé ...





Et Un jour au jardin ...


J'ai écrit ...


J'ai lavé ...


J'ai admiré ...


J'ai joué ...


J'ai écrit encore ...


J'ai cru encore ...


J'ai partagé ...


J'ai grandi encore ...


J'ai compris ...


J'ai su ...



J'ai vécu ...


à bientôt ...

Je vous dédie la chanson d'Anne Sylvestre " Vous m'avez tant aimée" ...

jeudi 28 mars 2013

Les Yeux de Pâques

Ouvre tes bons yeux
Avec tes deux mains
Les yeux de confiance
Les yeux de l'âme, hein
Plisse plein de liesse
Un rayon qui danse
Les yeux en son sein 
Le partage des yeux
Robe de lumière
Eblouisse-mens
L'offrande des yeux
Cueillons dans les yeux
Le don d'un baiser
Havre et terre 
La paix
Les yeux de l'amour
Et la peau des yeux
En fraternité
Allument la fleur
N'aie pas peur d'aimer 
Dépose ton coeur 
Si lourd engorgé
Oublie les yeux secs
Doux collyre
Confiance
Applique des yeux sans la diplopie
La double inconstance
Mais le coeur entier
Puise dans son ciel
De l'haut dans les pas
Agrandis l'esprit
De tes yeux qui cherchent
Et se fixent bien
L'aime haut dans les yeux
Laisse toi regarder 
Un oeil simple aimant
Concentré-tendresse
L'amour dans les yeux
Eau pure et légère
Pénètre dedans
La nature est belle
La joie est une fleur
Les yeux sont des fruits
Laudes en ton coeur
Sève de printemps
Nouveau
Les yeux qui se lèvent ...

Veronica B, in Chemin de Printemps, 28 mars 2013



Joyeuses Pâques à tous !
et plein de printemps à vous ...



Je nous souhaite la paix, le coeur et les yeux de Pâques ...

mardi 26 mars 2013

Ramène ta phrase !

" Et oui, je le sais bien,
Je n'emporterai rien !
Pas même l'ombre d'un nuage.
Mais qu'elle est belle, dans ma main,
Cette fraise sauvage ! "

Maurice Carême


( Cette fraise en ceinte porte habit rouge ... )

Me donnerais-tu quelque chose de frais et de printanier,
Comme une première phrase que tu déposerais ...




jeudi 21 mars 2013

L'image partielle

 Par ciel aimant ...

...Quand on y réfléchit, on se fait tous une image partielle de l'autre, en particulier de notre lien, de notre liane, celui, celle qu'on ne voit pas, qu'on imagine seulement avec notre intuition, notre sensibilité, nos préjugés aussi. On se fait "une idée" de l'autre. Je m'entale de toi. Jeu mental, je rêve ? Image virtuelle, image partielle ? Une image nous naît à mesure de la connaissance, erre-connaissance qu'on a de son être, de son âme, de son coeur. L'image n'est pas véritablement physique, un peu comme une silhouette floutée marcherait de vent, nous. Et puis l'éclipse. On croyait savoir, on croyait la voir...On se retrouve dans le flou et le noir. L'idée de l'autre est cette chose qui nous habite et nous relie, en humanité. En pensant l'autre, on lui donne un chemin d'existence, il/elle est. Comme une haie-toile dans le ciel, se dessine l' image : "l'image par ciel" ... En fait tout se passe comme si porter, garder cette image partielle de l'autre cela préservait sa liberté, sa singularité, son autonomie d'être. Quand je pense à l'autre, je regarde le ciel, je vois son ombre qui passe ... L'autre est cette présence en et pour moi, un miroir, un exemple, une autre "pousse humaine" empruntant l'aube verte. Il est le vivant animé que je ne saisis pas complètement. De ce mystère rémanent, je fais mon bonheur et ma quête car il me plaît de l'interroger comme je m'interroge sur moi-même, de partir à la recherche de son être profond, au delà de l'enveloppe matérielle. Ad vitam aeternam. Si aile de printemps, l'oiseau chante léger. Avec mon calame, penchée pour mieux te voir, j'écris sur le roseau...  Je fais un voeu pascal. Pas de jugements partiaux. Accepter, aimer cette image partielle c'est ne pas peser sur mon frère humain, c'est accueillir ce qu'il me donne comme une robe blanche tourne dans le bleu. Même si je ne vois de toi que la moitié de ta richesse, même si je me leurre à moi t'y es, me complaisant dans mon nid-mage ; ne pas accéder à l'image entière, me fait travailler en humilité. La vérité c'est ça, légèreté, solitude, humanité, travail ; j'amende la terre pour continuer d'avancer vers l'autre et partager, sans attendre en retour. Toujours antre-ciel-éther. Alors, dans ta main, si tu regardes bien, dans le creux de l'âme hein, lève un peu plus les yeux, un seul oeil suffit ( ou ton soleil intérieur ) peut-être verras-tu apparaître l'autre idée de l'étoile ...


Veronica B, 21 mars 2013, in Le printemps en images.


dimanche 17 mars 2013

Le pouddingue !


Eh oui, ce qu'il y a de bien avec la cuisine de partage ( je veux dire par là quand on s'échange une recette, quand on veut réaliser la recette d'une liane par exemple, je nommerai pour l'occasion Alma dans ses savoureuses Chroniques de jardin et autres cuisines chic de campagne ) c'est quand tout ne se passe pas comme prévu alors qu'on veut bien faire et tout respecter à la lettre (surtout quand la Pomme fait peur !) ...
Ainsi, voulant me régaler de son pudding ( comme on casse les oeufs on se mouche dit-on ) en respectant scrupuleusement sa façon, ses ingrédients, ses tours de main ! rien ne s'est déroulé comme en sa recette !
Il faut savoir que je suis dingue ! et ding ! et dong ! de pudding ! non non je ne parle pas du Christmas Pudding qui attend des mois au dessus des toilettes ( un peu comme le stockfish aveyronnais si vous connaissez l'histoire ) que les rognons se dégraissent, dans un sac de toile ranci au rhum vieux, meuh non j'adore les traditions anglaises ) ni du pudding salé à la viande et moelle de boeuf , le mot pudding signifiant en français " boyau de sang ou "boudin".
Or, chose surprenante, moi qui confectionne avec tant de plaisir de nombreuses pâtisseries, jamais je n'avais pensé faire moi-même un pudding au pain ; je veux parler du dessert d'allure so british, bread pudding ou plum pudding, cette masse compacte, humide sucrée et roborative ( épaisse sur terre aux hommes qui l'aiment ) garnie de raisins secs, ou autres fruits séchés, desséchés, oubliés de placard ( versons une larme d'eau de vie oui ) de pomme, d'épices, même du brut de chocolat, qu'on prépare avec du lait, des oeufs,  un peu de beurre ( facultatif ) et que, depuis toujours, j'achète à chaque fois régulièrement que je passe devant ma bonne boulangerie du centre ville,  rue des grumeaux. Un dessert gourmand revisité à la française, comme un flanc épais, nourrissant, économique qui nourrit sa femme mais sans les rognons !
Ainsi, l'intérêt de préparer un pouding, c'est d'utiliser au maximum tous les restes, notamment de pains, pain blanc ou pain noir, tout est bon dans le pochon ! la base du dessert populaire et anti-gaspillage, qui peut être aussi de la brioche rassise (Rasseyez-vous Madame, je vous en prie, on va s'occuper de vous ma mie, vous ne pouvez pas moisir dans un plat car vous êtes si tendre, votre jaune doré vous sied à ravir etc etc ...  ) ou un mélange de tous, encore faut-il avoir des restes de pains ! Figurez-vous que j'ai dû cacher les derniers pains frais du jour pour être sûre d'avoir de quoi nourrir ma recette ! ça ne ferait pas de vieux restes mais enfin ça commençait bien ! Une fois le pain bien caché ( la veille de de la cuisson car il faut rendre une nuit entière le pain ( a priori dur quand il s'agit de restes ) tendre comme une éponge dans du lait ) dans la poche de mon tablier sweet shoking pinky rose, à l'abri des ogres de la maison, hautement panivores, véritables rongeurs de nuit, étant sûre d'avoir quelques pommes par là ( comme il y en a toujours une sur l'herbe au jardin, deux ou trois dans le panier à fruits, quatre ou cinq dans le bas du frigo, six ou sept sous mon lit,  quelle n'est pas ma surprise de constater que pas une pomme happy à me mettre sous l'Adam ! Incredible ! Eve, lève-toi et regarde bien partout et ouf, si une vieille pomme toute ridée mais encore dodue et goûteuse fera l'affaire avec beaucoup de personnalité et de caractère ! :)
Dans la nuit moire, comme un voleur, je me lave ... Je sors les bouts de pains de leur cachette, vais pour les tremper dans du lait chaud, mais je me trompe ! je les plonge dans l'eau froide ! et je suis fière de mon coup, je vais me coucher. L'élan, deux mains, vite relire la recette d'Alma, de mémoire la suivre par coeur, redescendre, m'apercevoir que j'aurais dû mettre du lait, mince, plus de lait ! Bon  il reste de lait de songe de soja, vite j'essore le pain bien détrempé dans l'évier à grands coups de main ! J'essore la mie avec ma paume... et je remplace ni vu ni connu par du lait beige ! là commence le bonheur, casser de gros yeux oeufs dessus, ajouter ma pommandée, du sucre roux, de l'huile de vanille, vite les raisins, flûte flûte ! je n'en ai plus, que vais-je mettre à la place ? oui j'ai des abricots secs ! les couper en petits dés, aller chercher la nana en boîte de nuit bien sûr ! ahahaha, tiens et si je mettais des figuettes andalouses en pensant à Lou, manque les épices, la li lou la la, chouette j'ai du gingembre en poudre à défaut du frais, et j'ai toujours ma cannelle qui fait la grenouille avant qu'on la cueille ! mais alors là que s'est-il passé dites-moi, je ne sais pas, j'ai pris le hot curry pour la cannelle ! heureusement que j'ai eu la main légère cette fois ! juste une cuillère à gaffer. Ah j'oublie le rhum, doucement mon enfant, tu sais que ça coule vite de la bouteille, gloups, heu, juste un verre de rhum quoi quoi bon, juste un bon peu de rhum quoi c'est pour le goût ! Je remue, ça bouge là dedans, ça a bien gonflé c'est impressionnant !
Je beurre salé une cassolette à cassoulet et je verse attendrie la masse à cuire.
ça se présente bien, ça sent bon le rustique le pain et la chaumière ... On entendrait le coq dans le petit village ...
Zut zut j'ai oublié de mixer l'appareil ! Je sors le plat chaud du four et je mixe par le dessus, mais c'est qu'il me reste des airelles séchées au fond d'un bocal, vite en enfoncer dans la mixture, je remets au four, c'est parti  pour une heure environ, en faisant la surveillante généreuse !

Voici le résultat, j'en ai fait tout un plat ! Ruse tic ! Pou pou pou Dingue, non !

et Vive la Saint Patrick ! avec du vert de trèfle au coeur de mes racines ...



samedi 16 mars 2013

L'eau dans mes mains ...

" Dans le domaine, chacun est à la recherche de ses coordonnées.
Ceux qui travaillent la terre ont des mains plus solaires.
L'eau dans l'étang est occupée à garder le temps.
Nous sommes tous d'ici. Nous semblons tous venir d'ailleurs.
Auprès de l'étang, ta main.
Le ver de terre aussi t'a donné quelque chose.
Nos veilles commencent au petit matin.
Je me suis respecté jusque dans les limaces.
Essaie de te souvenir d'une pierre en particulier.
Il y a de l'étang dans les yeux du cerf.
Il y a des branches qui se rejoignent à travers les chemins." 

Du domaine, Eugène Guillevic.


Etre entourée par de brillants scientifiques n'est pas toujours confortable
Moi, je vis dans un monde veilleur
Au coeur des mots
En bout de table
A la fois libre et solitaire
Entre le ciel et la terre
Du vent d'hiver au banc de mai
Je vais au pas
A l'ombre
Au trot
L'eau dans mes mains ... 
J'aime ma vie
Bien imparfaite
Si petite, toute petite
Juste une fleur d'Haut
Je ne suis rien
Mais je le sais ...

Veronica B, in Des chiffres et des mots, 16 mars 2013.


jeudi 14 mars 2013

Le coq ovin !

Exercice de style
à prendre avec une bonne d'ose d'humour
Riez bonnes gens !

" Ne te plains pas. Brebis bêlante attire le loup." 
Alexandre Arnoux


Non je ne ferai pas ce bon coq ovin-là !


Je ne bouillonne pas, le nez dans ma marmite mais je te revisite un des classiques de la bonne chair cuisine française pour le plaisir d'aime haut, ma recette aux "Vingt chauds" ... Les vieux coqs en faim en fin de carrière, je ne les consomme plus pas !


Ce mets de choix remonte à la conquête de la Gaule par Jules César ...


"Quand le coq beau vint
Elle faisait la poule
Il lui roulait des yeux de merle
En fric
Elle lui passait de la peau mad
Ils roucoulaient bien, le cou dans la farine
Ils se gallinaçaient ...
D'orée aux p'tits oignons
Ils se leurraient d'amoooouuuuuuuuuur !"

La folle fièvre en flammes fume
Car hot !

Le coq ample
l'une en chante
l'autre
comme un coq en pattes !


Kok Kok Kok !
 Le Maître Queux pour vous servir !
Avec des champignons tant qu'à faire !


La passion dévore
Hante
Mais un temps seulement


Faites chauffer de langues heures dans le chaudron bouillant
Attention ce pendant, aux brûle-hure le lent de la cuillère
De bois

Le coq ovin se déguste
Très chaud
De préfet rance, lit vert
Avec l'art-don, pâtes fraîches et perce-île ...


C'est le bouquet gars-nid
Pour conter les moutons !





Et sur le clocher de mon petit village, le coq chante encore  ...


mercredi 13 mars 2013

Le coeur rouge



" Le monde doit prendre le chemin de la paix, de l'amour et de la fraternité. "

Le cardinal Jorge Maria Bergoglio, Jésuite argentin de 76 ans vient d'être élu le 266ème pape, qui prendra son nom de pape François.
+++

J'ai mis du rouge
Sur mon coeur
Je ne fais pas sang blanc


Partout où je suis
Je pose la couleur
Du temps

+++

"On atteint plus vite le ciel en partant d'une chaumière que d'un palais."

Saint François d'Assise.



dimanche 10 mars 2013

La main du printemps ...

" C'était une journée de printemps. Les oiseaux répandaient leurs cantiques en gazouillements, et les humains, rendus à leurs différents devoirs, se baignaient dans la sainteté de la fatigue."

Lautréamont, Les chants de Maldoror. Champs III


Je cherche le printemps qui murmure au jardin ...

Je sens vibrer l'oiseau au soleil de la main

Je vais dans la plumière me réchauffer le coeur ...
Veronica, Pour un nouveau printemps, 2013.


En ouvrant les violettes
J'ai vu la blanche neige
Plumes d'eau et voilettes !
mercredi 13 mars 2013, Il a neigé dans l'Haut