lundi 3 décembre 2012

La mare audible


Avec le merveilleux air de la romance de Nadir, extrait des Pêcheurs de perles de Bizet ...


C'était clair, hier ...
Petits pas de canard, le corps en banc, doux lierre, m'approchais d'une mare ...
Il est têtard ...
Presque l'ennui.
La seule étude.
L'hiver en Haut, tonnait, la belle rêve-errance près des trembles, deux chênes.
_Salut Jeanne ! Tu en as ou pas ? Fais-moi cygne si tu passes par là.
Un I, boue dans la nuit, est-ce l'esprit dudit Hâbleur ? le mâle ô diable ? _ Charles, attends ! je n'ai pas fini mon rêve ! C'est pavé ! Je veux pêcher encore !
Beau parloir naturel, là où n'aurais pas peur de me noyer, eau fait lit pour un long temps, parmi les narcisses d'eau, je m'en dore mirerais ...
Mélange des temps, mais où suis-je ? où vis-je ? sous quelle aire ?
Froid de cane-art ! Nez, nu, phare de mes sens en nez-veille. Odeurs, sons et lune y errent ...
Un rien d'âtre, fille ciel ! Je m'enforais le bec en rêvant sous la laine.
Silence des marais.
Elle est née la marmite, je l'entends à son pied.
Au pré de son étang, je dépose des vers.
Je m'hymne mobilise ! Je m'amarre ! Je ma roche et jade mire  ...
Des lyres de nuit.
Les doigts en gelée, dégourdis par l'effroi à la vue d'une nouille qui jouait aux agrès, je m'âme usais bien, le temps d'un sédiment.
Ah l'aigre nouille gymnaste ! Fais rana à sa mère ! Haut vis ! pars ! Reste ! L'être hume, hein, blizzard parfois, se contre ... redit ... Il fait froid quand tu nais, pâle à ...
 Petite Rainette, ta paume tapie, Alice aux pays des mares, veille, en corps.
Le bassin enroulé avec l'aidant prognathe, j'étais tout à l'épi , frais mise, sente d'envie, et l'oreille escargot, penchée dessus les taons ...
Geai entendu : Hello ! vous savez l'ode-pluie que j'avais implorée ... un plot, ré !  la musicalité partout m'accompagnait ...
Nappée de langues phrases, j'avais, sans me marrer, l'écosystème heureux.
Bonheur aménitaire, bonne heure amène y terre, j'aime vos éléments qui me coupent la rose et donnent des couleurs aux jardins de pensées. Quand on stagne un peu trop, que vive la mare et ... On les gérera mieux, assis, en profonde heure.
Tu seras ma réserve les jours de disette verbale, je t'heureux, forerai mon vivier de miracle.

Conte-temple
 Ah si on écoutait plus, sous vent, l'écho des mares !

Veronica B, 2 décembre 2012.



18 commentaires:

  1. La mare-elle t'a fait le grand jeu?
    Mare-rions-nous dit-elle!
    Moi je suis mare-tôt de tes mots!

    Câlinsss!!!!

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  2. Joli texte et qui va si bien avec la romance de Nadir...

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  3. c'est drôle et doux
    c'est toi
    koi ? oui toi !!!
    je t'embrasse
    soir qui tombe

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  4. On n'a pas passé la mare au crible des mots
    mais c'est un cible de choix et de joie
    mare salement floue car pas curée fait
    de drôles de glou glou dans la vase itou
    mare si pile ami ce n'est pas le pays de j'aime à dire
    mais il n'y a pas de quoi gémir
    on ne fait pas carpe diem même sous la cendre
    on a démarré au quart de tour et de trou
    car l'amarre berrichonne qui bichonne
    pour l'écho haussement les reines nettes font mer veille
    pour l'écho qui âge il faudra trouver d'autres rivages
    merci chère véronika tu es conte agieuse sans agios
    n'a rien de maigrichonne
    et si in cauda veneno alors le diable
    n'est pas loin

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  5. je me suis an mêlé les pinces haut, à force de découper les mots

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  6. Comme ton texte me fait rêver à la mare au diable, accompagnée par ce si bel air que j'aime tant ( te souviens de mon article sur Jacques Gamblin à vélo, accompagné lui aussi par cette très belle musique, dans un film de Tavernier...
    Es-tu allée jusqu'à Nohant ?
    Belle soirée, belle fée des mots!
    Bises sandiennes

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  7. T'étais pas en maraude ?
    Diable !
    Rodais-tu ?
    en aile, en fiacre,
    au hasard
    T'étais où, hier ?
    dans quel écho clair
    dans quel vivier, quel bassin..
    heureusement, t'es revenue
    au jardin, Véro !

    Bises en éveil frémissant.

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  8. Dès que je me trouve devant un plan d'eau avec des reflets, je suis très heureuse. C'est un peu comme si la nature se dédoublait...
    Vos mots sont magnifiques ainsi que les photos qui m'offrent du rêve! Je ne sais pas comment vous faites Veronica pour écrire si merveilleusement bien...Vos mots coulent sous la plume et chaque fois, je suis émerveillée.
    Je vous embrasse

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  9. J'aicommel'impressionquel'onvabiens'entendre

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  10. j'ai eu un peu de mal à entrer dans tes mots, princesse de Motordu, mais la poésie est là et bien là, et les images naissent sous tes doigts habiles comme la toile d'une araignée fabuleuse.

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  11. Comme c'est beau :-)

    Des bisous
    ❄✹❄ Laure ❄✹❄
    http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

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  12. c'est vraiment beau et je te dédie mon prochain post !
    belle journée à toi

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  13. C'est une mare sise pas bien loin d’un chemin
    elle marque l'angle et est bordée de crottin
    mais les grenouilles en sont les reines
    qui jamais sur le chemin ne traînent
    et puis il y a quelques arbres qui s'abaissent
    et don les racines se découvrent enfin
    quand à la sécheresse le niveau baisse
    que dire des ajoncs qui sont denses et coupants
    dont on fait des sifflets pour enfants
    et puis il y a le regard des vaches
    dans le près voisin qui lorgnent pas borgnes
    sur cette étendue calme où rosit le roseau
    bien sûr il y a des lentilles mais pas de petit salé
    pas du genre qu'on aimerait avaler
    et les berges sont glissantes après la pluie
    mais jamais à l'ensemble cela ne nuit
    quant aux poissons c'est du menu fretin
    les ablettes sont bien seules
    on n'en fera pas un gratin
    mais le "pond" est un grand nid
    où j'ai vu des larves d’æschne et d'agrion
    des libellules en stationnaire
    et des jerry jamais sans cannes
    les notonectes se délectent
    les moustiques me débectent
    manquent les crapauds qui dinent ailleurs

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  14. j'aime vôtre talent littéraire,si c'est le mot juste,magnifique!!!

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  15. Métaphore et je plonge dans ton maroir. La musique m'invite, m'envoûte. Je décrypte les ondulations, modulations d'une relation intemporaile, aussi intérieure que solennelle. Tu écris sur l'eau qui te murmure tes propres poèmes. Piège. Qui est-elle vrai ment? Moi, nez nu phare dormant jamais ne se noie. Suzâme

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  16. Bonsoir Véronica,

    A mon tour, je viens ici, rendre politesse, de votre venue sur mon blog. Merci pour vos mots, qui m'ont beaucoup touchée... je découvre, sur une belle musique, et ce jardin de roses, ces roses que j'aime tant, car elles représentent l'Amour Divin, l'essence-ciel même de notre vie, entre terre et ciel, ainsi nous sommes liés, votre écrit, sur cette romance de Nadir...est merveilleux, il panse l'âme et le coeur, en ses ondes limpides. Tout n'est que murmures en silence, qui fait écho au coeur, "entend, écoute le monde...", la vie est musique, en ces reflets sur l'eau, en son souffle, tout n'est que beauté silencieuse, pour celui ou celle qui sait contempler, son reflet en son miroir inversé...Merci Véronica, belle soirée, toute mon amitié, et ma rose d'hiver...car sur ma terre de lorraine, il neige...

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  17. J'aime les mares, surtout les mares où se reflètent la cime des arbres entourés d'une petite pagaille de nuages, blancs, gris, floconneux, et parfois d'un croissant de lune saupoudré de sucre glace. Mais j'aime tout autant les mares aux canards où l'on ne s'ennuie jamais à regarder ces joyeux babillards plonger, s'ébrouer, se chicaner du bec et tout soudainnement faire semblant de dormir en ouvrant un oeil toutes les deux minutes et trente secondes.

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  18. Comme Lily les mares me charment...elles ne sont jamais les mêmes et leurs hôtes nous réservent tant de surprises...
    Cantate tes mots , l' air de rien ils chantent si bien à mon oreille...:-))
    Bisous à toi la fée des mots

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !