lundi 17 septembre 2012

Etre patient, accueillir la vie, ici et maintenant ...


"J'ai lu chez le mystique Angelus Silesius une phrase qui me parle et me touche profondément. Il écrit :
" Ami, sois patient. Celui qui veut se tenir devant le Seigneur doit d'abord marcher 40 ans parmi la tentation. " 40 ans, c'est long. Je voudrais  tellement tourner la page de mes blessures et de mes fragilités ! Pourtant, Angelus Silesius m'indique l'attitude à avoir. Je crois que c'est là, peut-être, la grande fécondité. L'abandon, c'est peut-être ne plus considérer ses fragilités comme des ennemies à abattre. Ne plus considérer les blessures comme l'adversaire numéro un, mais les accueillir. Ami, sois patient ! Que celui qui veut se tenir devant le Seigneur soit dans la joie ! La prière c'est cela pour moi : être au fond du fond de nous-mêmes, là où la joie précède. Mais il faut d'abord marcher 40 ans parmi la tentation. J'enlèverais peut-être le "d'abord". On peut marcher quarante ans dans la blessure et l'angoisse et être dans la joie. Ce n'est pas quand j'aurai réglé tous mes comptes avec la vie que je serai heureux. C'est ici et maintenant, avec mes 1000 blessures, que je suis déjà dans la joie."

Alexandre Jollien, Petit traité de l'abandon. 
Pensées pour accueillir la vie telle qu'elle se propose. 
Seuil, Essais religieux, CD Audio.



Petit Traité de l'abandon - Alexandre Jollien by EditionsduSeuil



14 commentaires:

  1. Nous sommes si souvent "délocalisé du maintenant"... Merci chère Véronica pour ces extrait à lire et à entendre d'Alexandre Jollien ! Son précieux témoignage peut nous aider à prendre conscience de la force que recèlent nos faiblesses, nos blessures, nos défauts et à trouver l'apaisement et la joie dans l'ici et maintenant sans attendre !

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  2. Dans le calme de ton jardin d' Aime Haut j' ai écouté ce bel enseignement de vie...
    Séquence réflexion...Séquence émotion...Incroyable le hasard..!!
    Vive le Vraie Vie..:-))
    Merci Véronica
    Plein de bisous enracinés dans " le maintenant.."

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  3. La pas-science d'accueillir la vie...
    La science de la vie à-cueillir...
    Ici et main-tenant...un m'entra formidable!

    Bonne semaine joyeuse Veronica!

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  4. Merci pour ce beau partage.
    Oui, hélas, la tentation d'être son propre ennemi revient souvent... et difficile de jouer l'objecteur de conscience face à ce va-t-en-guerre intérieur...

    On peut aimer autrui parce qu'il est blessé, caresser du coeur ces plaies de l'âme... parce que ça rend beau comme un pirate, unique comme un trésor et profond comme l'océan... parce qu'on est blessé de façon assortie, en fraternité, en m'aime tribu...
    On peut l'aimer malgré ses blessures qui le rendent parfois blessant...
    On peut l'aimer avec ses blessures et tout ce qu'il y a autour, tout ce qui pousse dans ces crevasses fertiles... l'aimer globalement, sans trier ni évaluer...
    Aimer rend joyeux.
    Et puis on peut s'aimer soi-m'aime comme on aime son prochain...
    en prenant son temps, patiemment, et sans compter les pas en avant, sans regretter les pas en arrière, on peut.

    http://www.youtube.com/watch?v=TwyGce2rrGI

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  5. Apprendre à aimer ses blessures car elle font de nous ce que nous sommes. Apprivoiser ses peurs, ses fragilités, prendre le temps de faire connaissance et vivre avec dans le maintenant.
    Ma chere Véronica, j'aime ce texte que tu nous offres.
    Merci de tant de partage.
    Je t'embrasse ici et maintenant
    azur

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  6. Pour être patient, je suis patient

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  7. Alexandre Jollien fait partie de ma famille...les blessés de la vie qui savent que le meilleur moyen d'avancer, c'est de vivre l'instant présent, sans ruminer ni anticiper. Sinon, c'est le risque de chute libre.
    Je t'embrasse ma chère Véro

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  8. bonjour véronica !
    la vie est ainsi faite, de joies et de peines, mais
    c'est la vie ! carpe diem Véronica ! ne pas se retourner et
    demain est un autre jour !
    bisous et belle journée

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  9. penser ses blessures n'est pas donné à tout le monde mais quand on peut le faire il en sort quelque chose d'étonnant !
    merci véronika

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  10. S'accepter tel qu'on est se nomme déjà une victoire. Toute blessure se laisse emporter peu à peu par le vent. Je t'envoie des brassées de bisous.

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  11. "...C'est important le maintenant..." nous confie Alexandre Jolien et je le rejoins non dans la philosophie Zen qui est à la fois volonté et abandon mais dans son regard sur l'instant et son sens de l'harmonie. Merci Véronica pour ce sage partage. Suzâme

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  12. Guérir de ses blessures, autant qu'on le peut, en osant les regarder, les affronter, les traverser. Mais oser rester fragile, simple, confiant dans les autres et l'avenir. Tout ceci n'est pas simple pour ceux qui ont de grosses blessures affectives. Ils marchent souvent quarante ans et plus avec la tentation du désespoir, de l'isolement, de la colère ou de révolte. J'aime bien Alexandre Jollien, il a su prendre sa vie à bras le corps ! Il fait du bien à travers la douceur de son regard et de ses mots.

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  13. Ce type est extraordinaire ! Et nous aussi !
    Ravie de te retrouver !
    BIZZZZZZZ

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  14. Une belle leçon de sagesse!et de douceur..

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !