mardi 25 octobre 2011

Tu piques ou pas ?



Ecrire, comme on foule une terre vierge de nous ...
Ecrire, comme on cherche un chemin enfloré ...
Mais écrire, simplement dans la fulgurance du verbe et la magie de l'instant.
Silence tavelé. Une ombre passe. L'ambre et la lumière.
Entre les cris ressentis, quelques vers méliques me reviennent encore.
Dilater le temps, être poète de jour et veilleur de nuit.
Gravir la montagne de l’Aime
Haut.
Opus lent.
Soleil atomique, particules-phosphorines et souliers qui chantent.
Lait-bouderie.
La ferme, trois kilomètres à pied.
Ivre de vous, me délivreras-tu ?
Sous l’écorce blanche, la crépine de l’âge laisse transparaître les bleus.
Des petits poings dormant plissent la peau.
Ogre végétal.
Du jus de fraise sur la joue.
Mangues alanguies ma langue louche.
Vorace.
Une chanson, douce chanson que je chantais pour maman.
"Tu piques ou pas ? "
"Enfonce
Ta main dans mon coeur."
Quand tu reviens donner l'âme, hein
Bonheur.
Des sentes capitales en lettres de natre.
Reine-essence.
Ecrire, comme on trouve un chemin parmi les arbres.

Veronica

28 commentaires:

  1. "When the night has been too lonely
    And the road has been too long,
    And you think that love is only
    For the lucky and the strong,
    Just remember in the winter
    Far beneath the bitter snows
    Lies the seed that with the sun's love
    In the spring becomes the rose."

    Votre post m'a ramené la chanson the rose interprétée par B. Midler.

    Je vous embrasse et vous souhaite une douce soirée

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  2. De bien jolis mots accompagnés par une musique sublime.Quelle merveille pour commencer la journée, merci !
    Bisous bisous

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  3. Une belle ode à l'écriture dans la fraîcheur de l'instant ressenti, dans l'émerveillement des mots qui attendent au détour des chemins intérieurs, qui jaillissent de l'enfance retrouvée et qui donnent l'âme (hein!) au présent tissé de lianes et parfois aussi d'épines.
    Avec d'autres mots, je me retrouve sur tes chemins, même si parfois je m'y perds un peu ... Qu'importe puisque l'essence ciel et toi y est. =^.^=

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  4. Ubi pas quitté , urbi pas borné
    orbi et on ouvre les yeux

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  5. C'est simplement magnifique et touchant...
    ses mots vrais qui coulent de ton coeur.
    Merci chère Véronica

    Azur

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  6. N'avoir jamais de rosacée
    pour tous les cris et rires
    que t'aimes écri-rire.
    Pic...mais pas sans atout!

    Je repars RÂ-VIE!
    Bonne journée Veronica!

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  7. Gravir la montagne de l'Aime Haut, y ajouter
    ( sans enfoncer de piquet dans le sol... juste accrocher son bout de tissus )
    un petit drapeau de prière parmi les prières des drapeaux... une couleur parmi les couleurs... et qu'autant en emporte le vent...
    Écrire en l'air, en toute légèreté
    Écrire pour que l'azur en soit rehaussé, que la pluie dégouline sur quelques lettres, que les nuages en imbibent d'autres et que quelques particules phosphorines s'en aillent auréoler qui bon leur semble...

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  8. Je l'ai gravi la montagne de l'aime,haut il fut ce sommet ... mais le bonheur était là haut...
    c'est si simple quelquefois d'écrire et parfois si difficile quand le froid gèle les idées et le coeur ...et que le chemin est trop étroit ....
    Mais tes mots coulent et j'aime !!
    tu ne piques pas ... donc je t'embrasse ...
    Solène

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  9. « Écrire, comme on trouve un chemin parmi les arbres…. »


    http://youtu.be/e1EsZrSfJ-Y

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  10. "Ecrire, comme on trouve un chemin parmi les arbres"... écrire de la pointe de l'épine sans blesser le papier... écrire avec son sang et un stylo Mont-Blanc... écrire pour exister... écrire pour aimer...
    Bisous de plume, ma poétesse.

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  11. Quelle belle Ode à l'écriture! Des mots, des verbes! Je te lis, te relis! Merci pour cette douce poésie. Bises de ton amie de l'île Rouge.

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  12. Natron jamais vu plus caustique entre ces mots décapants mais pas décapitant, l'ambre est gris et cétacé comme ça, je ne suis pas un fat mélique mais l’appeau attise plus couramment dans la douceur de la nuit et si le cutané l'emporte c'est en éveilleur de mots que rient les alambiqués distillats. l'aime minance ça vous travaille et il faut s'y hisser sans s'y visser. Je pique assez mais c'est le lot des barbus.

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  13. Ce texte n' est pas à piquer des vers !
    Bravo!

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  14. Ecrire c'est une introspection de soi... les arbres une force de vivre

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  15. Fouler le chemin jusqu'à le taveler, chercher en dilatant, ressentir la fulgurance à en crier, prendre le temps de veiller, écrire pour que la lumière contraste avec l'ombre, gravir, à pied, lentement, se délivrer comme lait chauffé à l'ivresse, bouder se la fermer, transparaître en clair réseau de signaux bleus, aux poings se battre avec l'ogre vorace et puis s'alanguir sur les aiguilles de pin allongées dans le sens de la douceur, pour chanter le piquant du coeur, sourire, donner la main, tirami sù, renaître, rebondir, refaire le plein et repartir sur sentes neuves sous l'alphabet druidique des arbres.

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  16. et ton chemin parmi les arbres est semé de sentiments, au moins cent !

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  17. Délice des mots enchevêtrés aux fines branches.
    Souvenirs, odeurs et goût dans la bouche, merci!

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  18. L'écris est la marque de l'instant comme la mouche dans la résine
    deviendra fossilisée l'ambre décoré de ces inclusions/incursions temporelles il y a fixation
    d'une image du passé, immuable
    on ne s'en extrait jamais

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  19. Fulgur n'est pas errance mais saisissement du réel
    terra incognita, ce n'est pas incognito mais in cogito
    et cette enlevage de matière
    ce décapage lent des couches de mémoire , ce carving de nos vies
    laisse passer l'envie comme l'ombre tamisée, les mots éclairent mes nuits d'insomnie et dans la fosse fore essence le trépan sonde et répond à l'attente, remontant du brut et de la boue puisque c'est à bout et au bout de moi que j'entends aller, mais nucléaire je concentre en mon noyau et m'amende sire huppeux, épique est la vie mais appeau éthique aussi
    et le charme n'est pas prêt de se dissiper ce sont les montagnes ruses qui nous accusent et nous acculent, trop de jambages à approfondir!

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  20. Un chemin dé-cris-ture est une toile d'araignée tissée de soie vers soi...pour aller à sa rencontre, mieux sémer....comme ce ti sue est semé d'embûches! C'est en tissant qu'on devient tisserand...sans rendre les armes, en filant une à une sa maille sur la trame du temps, entre mélo et psycho drame, en ramant parfois dans des eaux troubles, à dé-cri tais!

    Ton é-cri est une hale haie vers les sauts mais de l'Aime haut! où chante la vie, la reine essence!

    J'aime tes roses qui dans leur fragilité apparente trouvent toute leur force pour résister! Elles sont superbes!

    Comme ton é-crit!

    Ecrire, c'est pousser un cri dans le silence!

    AMEitié, petite rose!

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  21. Bonjour, Veronica.

    Mais c'est ton portrait que tu écris.
    Tes chemins te font si bien vagabonder en des replis déployés.
    Amoureuse de tout ce qui est secret et délicate jusqu'à l'avouer.
    Merci beaucoup pour ce charme, arbre de vie...
    Je t'embrasse.

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  22. Quel joli parcour accompagné d'une superbe musique et de belles voix.
    Merci et bon aprés midi.

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  23. J'aurai voulu m'arrêter à la lecture et emporter pour moi tout seul toute cette émotion reçue.
    Mais je ne peux m’empêcher de venir à toi pour te remercier de ce si beau texte.
    Tout est dit dans la vibration de " l'écrire" et puis tout reste à découvrir en même temps. Femme sensuelle, tu l'es assurément, pour ainsi illustrer tes mots d'intentions si personnelles. C'est la fête des cinq sens qui sont conviés dans tes lignes pour notre propre bonheur.

    Roger

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  24. Quand j’écris je crie

    Pourquoi libérer le mouvement des mots trop longtemps retenus,
    Pourquoi chercher dans l’absence des souvenirs ténus
    Si la plume est légère et soulage volète fluette, pas obsolète
    C’est qu’elle est porteuse d’espoir et parfois complète
    Du hasard la nécessité et tempère la vivacité
    Que possède l’oralité toute de spontanéité
    Trouver, chercher, donner avec ou sans emphase
    Ce que peut apporter la mise en phrase
    Douter, inspecter, ratiociner la pellicule
    Des jours qui imprime et ressasse
    Déposer une partie du contenu de sa besace
    Emporter sur la feuille du temps les écueils
    Pour traiter de l’urgent sous forme de recueil
    Mais ne pas oublier la voix qui entrevoit la voie
    Jamais le trouble n’est complètement à claire-voie
    Entre ombre et lumière dépasser l’obscurité des existences
    Marquer la luminosité et l’abondance par des stances
    Enfiévrer d’un peu d’énergie soudaine
    Mais ne pas monter en manière mondaine
    Le texte donne à penser et à nourrir
    Pourtant nous allons tous un jour pourrir

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  25. Comme c' est beau
    Comme j' ai du mal à marcher en ce moment sur mes chemins de papier...Alors chez toi je viens boire à la source...je viens me reposer...
    Je viens te donner" l' âme , hein.."
    Je sais que tu veux bien..:-))
    " On n' enfonce pas son pied dans la source pour paraître l' égal de l' amandier.." René Char
    Bisous à l' huile d' amandes...doux

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  26. " Mais écrire, simplement dans la fulgurance du verbe et la magie de l'instant.
    Silence tavelé. Une ombre passe. "

    ... puis la lumière tombe du ciel sur tes deux roses... Magie pure d'azur, de vert et de rose... Bravo et merci pour ce quatrain offert aux "chemins qui montent" !

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Je recueille t'aime haut et te lis bien et beau ...
Merci pour ton charme en passage !