lundi 31 octobre 2011

Des reflets spéculaires

( miroir de moche, 5cm/3cm )

Plus lucide en se regardant et mieux éclairé par l'autre,
est-ce ainsi qu'on recommence à aimer ?


Quand le miroir s'étonne au versant d'un visage
quand le visage épelle un alphabet d'images
quand la source s'épure au flux de ses secrets
Quand le bateau s'émeut du poids de ses reflets
...
Quand sur un tronc coupé les remous rebourgeonnent
quand une abeille luit sur un remords d'automne
Quand un seul grain de blé définit une terre
quand un seul jet de sang élucide un mystère
...

Robert Mallet, Quand le miroir s'étonne


Réfléchissons à demi ...
Miroir ma giclée !
Faut-il jeter à l'eau tous nos miroirs ?
à ta sans tain, ma soeur, mon frère !


samedi 29 octobre 2011

La grenade

" J'ai ouvert une grenade  et je suis en train de détacher ses amas de graines juteuses
ce serait une bonne chose, me dis-je
si les graines étaient visibles aussi dans le coeur des gens "
                                                                                                       Sohrâb Sepehri




Il pleut fertile
Grenade
Orbe impériale
Rouge baiser
Bombe de la bouche peinte
Un paradis probable

Sous la housse toxique, tu fais les 400 grains




Pomme de l'eau, de là des apparences
Trancher la peau à vif
Comme tu saignes ma narrative !
Sous ta cache aux pépins
Rêver le coeur à nu
Nous faire un don de sein




Aux premières loges
Tes arilles écarlates
ô cloisons de rubis
Compartimentales




Sans que l'amer me tue
Dans ma terre inculte et stérile
Tu as semé le fruit
Pour l'âme re co naissante
Qui te regarde





 Boule à facettes
Nana d'or ne ment
La fille hier précieuse
Médite dans le bassin :
"Tu me donneras des enfants de l'amour ..."



Veronica, Les fruits d'Aime Haut, 29 octobre 2011.



jeudi 27 octobre 2011

Le livre et la tortue



J'aime lire "lente mens" ...
Quel rapport "antre-tiens-tu " avec le livre ?
Sur le cas nappé ou ainsi ai-je en voeu lourd ?
Lis-tu vite ou prends-tu tout ton temps ?
Aimes-tu le livre qui a déjà vécu ou le neuf encore vierge ?
Les livres cocasses, si on ...
Es-tu d'âme de livre ?
Au jardin, quand la tortue passe et que le vent s'arrête ?
Lyre au lit ? sans ire, honey !
Le tords-tu ? ou comme moi, écris-tu dessus ? Le soulignes-tu ?
En corps cierge, le vénères-tu au poing, de ne jamais le tordre ...
Quel livre tords-tu en ce moment ?

( Toulouse, Place du Capitole, marché aux livres )

mardi 25 octobre 2011

Tu piques ou pas ?



Ecrire, comme on foule une terre vierge de nous ...
Ecrire, comme on cherche un chemin enfloré ...
Mais écrire, simplement dans la fulgurance du verbe et la magie de l'instant.
Silence tavelé. Une ombre passe. L'ambre et la lumière.
Entre les cris ressentis, quelques vers méliques me reviennent encore.
Dilater le temps, être poète de jour et veilleur de nuit.
Gravir la montagne de l’Aime
Haut.
Opus lent.
Soleil atomique, particules-phosphorines et souliers qui chantent.
Lait-bouderie.
La ferme, trois kilomètres à pied.
Ivre de vous, me délivreras-tu ?
Sous l’écorce blanche, la crépine de l’âge laisse transparaître les bleus.
Des petits poings dormant plissent la peau.
Ogre végétal.
Du jus de fraise sur la joue.
Mangues alanguies ma langue louche.
Vorace.
Une chanson, douce chanson que je chantais pour maman.
"Tu piques ou pas ? "
"Enfonce
Ta main dans mon coeur."
Quand tu reviens donner l'âme, hein
Bonheur.
Des sentes capitales en lettres de natre.
Reine-essence.
Ecrire, comme on trouve un chemin parmi les arbres.

Veronica

dimanche 23 octobre 2011

Foulé au vent


" Elle portait le foulard comme on porte le vent, un pied devant l'autre et le cou au carré.
Son foulé de bonne femme mêlait jambes en coton, roulait partant, sans turbulences, autour de sa pensée.
 Tissu de soi, parfois moue de lin avant, la grimace annoncée d'un triangle mouvant.
Elle dansait son full-art, de ses mains bal à deux, ajustait l'accessoire pour étoffer sa foi.
Voulait retenir l'eau, l'eau des fraîches vendanges, dans ses deux bras soufflés.
Elle hissait la couleur !
 En respirant bien fleur, elle gonflait sa poitrine, habillait ses cyclones, réglait précisément la pression et le jeu, la longueur et le mieux des hauts en blanc.
Lors, sans étoffer de froid, peut-être l'esprit ceint, les ailes de ses manches à l'énergie solaire, elle se vivait mobile et quel effet de Foehn ! Douceurs d'ivresse, camouflages parfaits.
Sauver les appâts rances.
Mais dans les cours en noir, le foulard glissait, glissait comme néant.
 La femme repliait son mouchoir de vent. "
Quand saurait-elle vraiment laisser tomber le voile accroché à son coeur ?

Veronica, in Tissus de femmes, Octobre 2011.


vendredi 21 octobre 2011

Je rends grâce ...

La réédition en 2010 de L'Alcool des vents de Michel Baglin me transporte toujours autant ...

Michel Baglin, auteur de vingtaine de romans, essais, recueils de poèmes et de nouvelles également journaliste et critique a obtenu en 1988, pour " Les mains nues" le prix Max-Pol Fouchet.
Il vit dans la région toulousaine, aime la marche, le vagabondage dans les rues, et s'efforce que la vie et l'écriture soient le moins possible dissociées.

Que je vous invite à découvrir ... 
 par quelques extraits seulement, choisis, du recueil ...


9
Je rends grâce et trinque à tous les vertiges qui font l'homme incertain,
doutant des mensonges de l'habitude, de lui-même et de ses causes,
tout peuplé du chahut de son enfance encore,
remué de l'envie d'encore se perdre en amitié,
en corps à corps, en compassion
pour quelquefois s'asseoir sur le trottoir ou sur la berge et cuver avec l'angoisse
la tendresse ravalée et le sanglot profane.


15
Je rends donc grâce à ces riens qu'on appelle escales,
qui furent des haltes, des bivouacs, et resteront fragments,
qui argumentent quand même en faveur d'un feu latent,
d'une traînée de poudre, d'un fil aussi ténu que corde sensible.
A cette ivresse qui persiste quand tout déchante et dont je ne connais pas la cause,
qui vient de la mer sans doute, de très loin par le sang, la rime, l'obscur vertige
et que je nomme l'alcool des vents, faute de mieux.


26, 27
Mais je rends grâce aussi à la douceur des nids, aux parfums de prunes éclatées
imprégnant la minuscule maison de campagne
où le torchon de grand-mère
menait tout l'été la guerre aux abeilles,
aux coeurs de lumière
dessinés sur les murs au matin par les trous des volets.
Je rends grâce même à l'école pour quelques odeurs d'encre mêlées
à celles des feuilles tombées des marronniers et des goûters écrasés au fond des cartables.


30
Je rends grâce à l'épagneul qui m'avait adopté pour quelques semaines
et vint m'attendre au pied des murs noirs de l'école quand mes parents déchirés ne savaient plus l'heure des sorties.
A tous les chiens et chats qui se sont laissé approcher, à ceux qui m'ont quelquefois accepté comme un frère maladroit,
à ceux qui n'auront fait que passer sous mes fenêtres, offrant leur nuit d'énigme à ma rue désertée.


44. 57
Aux solitaires, je rends grâce,
solidaires de chacun mais à l'écart des foules.
Sur les évidences futures en avance souvent,
ils aiment de loin, à jamais séparés des places qu'on pavoise
par le dégoût qu'ils ont des victoires consommées.

Je rends grâce au poète en nous qu'une simple vague fascine,
à cette part résiduelle qui nous ressemble encore au bout de nos fatigues et des journées perdues,
à cette part que nous voudrions croire aussi irréductible qu'elle est rebelle aux injonctions des modes,
rétive aux rêves qu'on affrète pour nous perdre
et qui nous fait chercher des mots pour tenter dans la foule
d'aller réveiller en chacun le poète qui s'est tu.


59
Je rends grâce en somme à tout ce qu'on dénigre,
à la flânerie, à l'écoute, aux détours par le coeur,
au chien sur le chemin qui vous arrête et vous rappelle
que la caresse est la meilleure façon de recevoir le jour.



66. 85
Je rends grâce aux images toutes simples qui ne m'auront pas quitté,
aux soleils de Van Gogh reconnus sur la route,
à la nationale 7 de Trenet dévalant vers la mer et ses oliviers bleus,
aux chansons qui vous restent quand tout est oublié,
et qui ont à jamais dessiné pour vous l'Auvergnat dans la maison d'un hôte.
Je rends grâce au chemin sans queue ni tête, à ses noisettes introuvables
et qui parfument quand même le passage entre haies et ronciers.

Ainsi  je rends grâce sans cesser de craindre et de jurer,
comme on respire, comme on se bat peut-être et comme on aime,
sans doute, oui,
comme on aime .



Si vous voulez rendre grâce ...

mercredi 19 octobre 2011

Angélique, marquise des songes ...




"Quand les rêves rient sous les dredons de plumes, ce sont tous ses souvenirs qui tintinnabulent ...


Les qu'on porte haut dans les jardins du corps et dont le coeur sans doute a gardé la mémoire  ... ceux qui rêvent encore ... 
En beau pré sage, Le banquet de "Partons ..." 
Aimer ...
Au bois d'orge flottant, les yeux à l' angélique, à peine une respiration ...
 Telle marquise des songes, la belle acalurée retrouve les saveurs sucrées de l'arc-en-ciel.
  L'horizon de ses ... qu'on fit d'amour ... Son craquant, son croquant, ses musiques, ses silences et le petit piment qui jouait sur sa langue. 
Elle repêche ... Brassées papilles, coulées douces à peau de souffle  ... La moelle de ses eaux ...
Sur le bateau de joues, près du bigaradier qui les transportait, ces parfums de relation, de générosité où chantaient  la vanille, la framboise et les cuivres, la figue violette et le pétale de prose, la poire belle aile-aine qui mêlait bas aux arts-homme tabac ; la rose et la griotte, la cannelle, la mangue et la pomme puis le goût de girofle comme autant de miscellanea de cassis, de nougats, de pulpes et de pains chauds, froufrous de la passion qui levaient en parfaite harmonie
Les linges et l'espoir allongés sur le même divin ... 
et les lits hou la la ! quels voyages melliflus !
 Soleils osés-nids ... Rouges écarts-lattes ... Crèmes de nu-âge ... 
 Sous les sirocoulis, au vent qui les aimait,  les vaisseaux libres, c'était compotée ose sur la voie lactéeAu partage des hauts, comme la pêche était bonne et la moisson gourmande ...
Les redondances de l'amour, qui vivent d'eau fraîche, ça mange pas de pain mais ça en redemande !
" On fait agar-agar ? " ," Carabistouille ! Arrête, ça pègue ! " disait-elle ensuquée de baisers, fleur de rires à la bouche ou " Fais-moi des bedures ! "  mais elle riait plus fleur " Embrasse-moi en corps !  " Non c'est cucurbitacée ! "
 jusqu'à maturité où son ventre-fontaine pleurait comme la joie ...

Plus tard, après la fête ( car la chute était née ) quand les corps à langue y planaient piani piano sous les dredons, c'était la faim du rêve ...
Mais il restait toujours, sur le coin de la table, la confiture de phrases ... et la cuillère à pot  ! "

Extrait de La confiture de phrases, Mets-mots avec les vôtres ...
Veronica, 19 octobre 2011.


PS : Vos mots sont en rouge confit,
J'ai pris quelques libertés rapport à vos mots mais si peu, j'espère n'avoir oublié personne et j'espère que vous aimerez ...
Je vous recommande : "  et les lits hou lala !" posologie : tous les matins au lever, le chanter cinq fois dans sa langue, ça met de bonne humeur ! )
Ma confiture préférée ? la confiture de fraises, notez que je n'ai jamais prononcé le mot ... sourire


mardi 18 octobre 2011

La confiture de phrases

Envie de faire de la confiture de phrases !

Donne-moi un mot, mais un mot que tu aimes et me choisis avec soin comme on choisit de beaux fruits, sains et mûrs à point,  à déposer dans ma bassine ...


( Mon confit de coings )

dimanche 16 octobre 2011

Au clos d'elle ...



 Le partage des eaux cousu à la chandelle et la feuille de vigne où je bois ton choral ... Andante
Quand des labres de toi appellent ...
Pulpeuse et marinière, une langue d'oiseau orchestre ta voix d'ailes et dégrafe ta prose à la grâce d'un cygne ... La muse est à l'or, allégorie turquoise et pousses virtuoses ...


Ton chant H2o remplit l'antre-mer et laque nos volières d'envols migrateurs ... Vivace !
Avoir le flair de terre et le mal d'aime haut c'est vivre, c'est vivre encore ...


Quand on a fière alule, on choisit le haut-vol sur la tige des fleurs ... Petite goutte peau ...
Sur la tempe des jours, tu es mon eau potable et ma nymphe solaire, ma solution orale des robes de fontaine qui s'égouttent au coeur ... Adagio "

Veronica, Octobre 2011.


samedi 15 octobre 2011

L'ode-vie pamplemousse !


( J'ai posé sur mon vase une fleur de mille Pères Tuis ... )


Tu veux que ton intérieur sente bon ... et soit assez-nid !
Mais des sentes naturelles et fleuries ...


( J'ai posé sur mon vase une fleur de Soeur Hise ... )


Sens, par faim de Sainte Aise !
Prends un flacon pulvérisateur vide ( "bulle verre hisse hâte heure"ou un pschitt de jardinier )



Remplis-le d'ode-vie de ton choix (ici de lave-ode cas ) ... à laquelle tu ajoutes de l'huile essence-ciel de pamplemousse bio ( tu peux essayer à l'amande à rime de vie ). 



Pas de besoin de faire mousser, retourne ton flacon de promesses ... et rafraîchis ton " hâte-mots-sphère intérieure", tu verras ! tu m'en diras des nouvelles !

PS : Y a -t-il une partie de ton coeur que tu aimes  ou pas ? et comment le purifies-tu sinon ?


( J'ai posé sur mon vase mon grenadier en fleur ... )

jeudi 13 octobre 2011

Mes trésorticultures ...


Bientôt je reprendrai, hardie, mes "jardinages".


Non comme on fait sans foi le lit, la bagatelle, ni comme on badine avec l'âme ... mais avec tout mon engagement et de corps et d'esprit.
L'art est blond mais le temps est court ...
A l'or des limbes où les feuilles s'inclinent en perdant chlorophylle, j'attends un cygne du ciel pour ouvrir eau près cieux. Ce sont les nuages qui dessinent toujours.
Je prendrai alors mon rateau de fouille et ma pelle de fille pour peigner fleur à flore par celle de ma terre ...
Quand l'art me pend au nez ... une larme de vie et des sabots de joie !
Oui, je serai parterre le gratte haut del humus, comme main de jardin ...
Silice végétale, fosse forer le vivant de mes dix ongles mère.
Peste d'argile, semelle est de labeur quand on foule le sol ...
Sans bâcler, sans reine à clé, juste l'art d'heure de ma carre antenne, dans un chant solitaire de poumons et pétales, de pruine et de fleurs ...

Extrait de  "Trésorticulture", Veronica, Octobre 2011.


mercredi 12 octobre 2011

Mon Poulet à la noix !


" La vie est comme le fumet qui s'échappe de la marmite.
On veut y faire attention et, déjà, il n'est plus là."

Proverbe malgache.


Dans ma rubrique : la force des mets ...

La poésie des mets ... dans le jardin de la vie ...

Je vous propose mon Poulet à la noix  ! sauté au sel sec, ail, paprika, poivre, sucre, piment poudre et noix.
C'est tout simple à faire, très rapide et ça donne de la couleur et du pep's !


Un wok noir et fumant pour se mettre dans l'ambiance et assortir les couleurs ...
Des blancs de poulet émincés, ( et paix sur l'ater ... ) 
Du sel sec à sauter dans le wok brûlant, en remuant et la tête et la cuillère ... Musical !
Poursuivre l'opéra ... si on ...
Mettait un oignon ou deux échalotes à suer dans un peu d'huile d'olive.
Les épices suivent la danse, poivre, paprika, piment, les 3 p, une bonne cuillère à soupe pour le paprika, une ou deux noix écrasées pour le craquant, piment léger léger le doigt, ail ail ail ne pas oublier, les 3 aulx.
Comme tout est bien chaud et parle en chantant ( tchiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuuuououou...) faire dorer les morceaux de poulet qui se fondront à la chaude couleur rouge-orange ...ça cuit vite, remuer, goûter, goûter, remuer, ajouter une touche de sucre en poudre, remuer, goûter, ne pas terminer avant d'avoir servi ...le résultat doit être sec, bien tenu, pas de sauce longue, juste comme un bol hot  !
Avec du riz nature, une feuille de coriandre. 




Bon appétit !
Au fait, et pour l'après-rot ? 

lundi 10 octobre 2011

Petite suit pour femmes ...


Octobre rose, pour toutes les femmes ...


Sur petite table d'aime haut  jupon de papier femme ...
Petite suit pour celles qui aiment la couleur ...
Bas roc ou baba khôl, rouge à rêves, femme en faon, sauve-âge et liberty, lied-vin, pied de poules écossés ! les arts semés-langes, talonnent, fleurissent, enflamment !
Masculin ou féminin, quel est ton look ou tes préfets rances ?
Femme, si cela te plaît, tu as le droit jusqu'à huit mots pour te définir ou parler de ce que tu aimes ( couleur, parfum, nom, verbe, adjectif ... ) !


avec les mots d'esprit ... d'Oscar Wilde ...à come-hanter à violons-thés ...



" Ne vous fiez jamais à une femme qui porte du mauve, quel que soit son âge, ni à une femme qui, à trente-cinq ans passés, montre un faible pour les rubans roses. Vous pouvez être sûr qu'elles ont un passé. "
 Le Portrait de Dorian Gray




"Les femmes nous aiment pour nos défauts. Si nous en possédons suffisamment, elles nous pardonnent tout, même nos intellects de géant."

Une femme sans importance.




"Les femmes font don aux hommes de l'or pur de leur existence. Mais elles exigent immanquablement qu'ils le leur restituent en petite monnaie. "

Dans la conversation.




" Gérald._Les femmes sont très difficiles à comprendre, non ?
_ Lord Illingworth._ Il ne faut jamais essayer de les comprendre. Les femmes sont des tableaux. Et les hommes des problèmes."

Une femme sans importance.



" Mrs Cheveley. _ La force des femmes provient du fait que la psychologie est incapable de nous expliquer. Les hommes, on peut les analyser, les femmes, on peut seulement ...les adorer. "

Un mari idéal.


dimanche 9 octobre 2011

Au faîte ...


La mort fait un bruit très doux. Celui des feuilles qui se détachent et qui se posent. Sans déranger personne. Epaississant à peine le silence. Comme un poisson se noie au fond d'un lac. Sans rider la surface de l'eau.

Les mots non plus ne font pas de bruit quand ils aident tout ce qui existe à mourir. Ils voudraient bien tendre les paumes et retenir. Des gestes leur manqueront toujours, auxquels ils ne savent que rêver comme rêvent les arbres aux chants d'oiseaux quand le vent d'automne les dénude.


Jean-Michel Maulpoix
 Portrait d'un éphémère, Mercure de France.





Au faîte, qu'est-ce qui te charme ?
L'élégance maure-hâle et le souffle léger, sa main quand elle me touche, le chant des choeurs d'orée ...


Au faîte, parfois as-tu froid, as-tu peur ?
La peur de m'endormir sans faire la rêve-errance ...


Au faîte, fier de ton nez corse ?
Non, je suis breton de souche.


Au faîte, tous les oiseaux du monde qui se posent sur toi ?
ça ne me chêne pas mais parfois je les frêne par une chic-ode.


Au faîte, comment t'effeuilles-tu ?
Je change ma couleur comme les bois de saison et je laisse tomber en mille feuilles mûres mes rêves peupliers de landes et de neiges, de laudes et d'oiseaux ...


Au faîte, que cherches-tu ?
Je n'attends rien, hêtre, aimer, c'est mon bouleau voilà !


Au faîte, tu y as pensé, if you ought to go now ?
Je partirai à l'heure ...
Longtemps j'ai aspiré à m'envoler très loin mais j'ai fait des racines pour veiller leur soleil ...



Au faîte, toujours les bras au ciel qui se courbent à la terre ?
Pour leur montrer la voie ...

Au faîte, "cèdras-tu" ?
Non je ne céderai pas ...

Veronica, 9 octobre 2011.