vendredi 30 septembre 2011

Revisiter nos chansons traditionnelles ...



Il est tant de si belles chansons connues gardées aimées de nous depuis l'enfance et qui nous survivront ...

Alors, juste pour s'âme user :

  "Jeanneton prend sa faucille, larirette, larirette, Jeanneton prend sa faucille pour aller couper des joncs ..."


"Jeanne tond, prend son faux cil, larirette, larirette, Jeanne tond, prend son faux cil pour aller couper ses ongles ! ... "
ou comment on transforme une célèbre chanson paillarde et  repasse tout de suite dans le pragmatique de la vie quotidienne d'une femme moderne ... !


à vous !

mercredi 28 septembre 2011

La flûte de pain !

Le pain est levain ...


" Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ..."


Après le pin de nos forêts , encoEur, parlons peu mais parlons pain ! C'est pas du pipeau et je ne vous mène pas à la baguette ! et pan ! Y aura-t-il encore du boulot après le bouleau ... ?
Chère A, Mie de Pain, seras-tu conviée au banquet du Rôt ?  Prépare-moi donc un bon classe-croûte ! un vers de vin avec ?
Sous ta pâte qui fermente, et se lève parfois aussi beau qu'un souffle dessert et hâle hier, avec farine, sel et eau, je pétris des royaumes pour tous les ventres affamés du monde ...
ah, entendez-vous, moi j'aime tant mon pain aube-heure, les tartines des matins tendres qui s'étendent de la corbeille au ciel  ...
avec une noix de miel, l'amidon de fruits confits sur ma brioche ou un morceau de Courajou ... Quelle chance d'avoir mon pain quotidien  ...
Pain mou, pain dur, croûtons qu'on regarde souvent avec les yeux des mains ...
Pain de maïs, pain d'apôtre, pain de seigle, pain d'épices et pain de gêne ... Amie lasse, as-tu parfois pita, ma miche ?
Je n'ai jamais ficelle qui ne mange pas de pain ! au lait !
Tous ces pains de compagnes qui nous racontent les hommes ... Pain blanc, pain noir, pain de guerre, pain bagnard ... C'était la longue conservation ...que vienne le bon pain, bâtard ! ... Meunier, tu dors ? J'ai toujours gruau hope, hein ...
 Epi ... peut-être quand ils langeaient des boules, façonnaient des fougasses, en dansant la polka, au son du pistolet ...

" Dansons la capucine y a pas de pain chez nous, y en a chez la voisine, mais ce n'est pas pour nous, hou ! "

 Ami(e), tu veux un bis ?  ben non, c'est complet vois-tu !

Veronica, au bonheur des pains, 28 septembre 2011.


Dicton perso :
 "Dis-mi quel pain tu mets dans ton panier, je te dirais qui tu mis dans ton pas-nid-nid ! "

lundi 26 septembre 2011

La langue de chêne ... ou la chaise-langue ...

26 septembre : Journée Européenne des langues



26 septembre : Journée Européenne des languesCélébrer la diversité linguistique, le plurilinguisme, l'apprentissage des langues tout au long de la vie.La Journée européenne des langues a été créée durant l'Année européenne des langues en 2001, à l'initiative du Conseil de l'Europe, et de l'Union européenne. Des centaines d'activités à travers toute l'Europe célèbrent la diversité des langues et encourageront leur apprentissage.

Célébrer les langues signifie célébrer la diversité. Parler la langue de l'autre, c'est aller vers lui, se mettre à sa portée et lever les barrières et les appréhensions. Apprendre une langue est à la portée de tous. L'enthousiasme et la bonne volonté peuvent ouvrir des fenêtres vers des cultures et des horizons nouveaux.

Célébrons notre diversité ; que cette journée particulière marque le point de départ de l'apprentissage d'une nouvelle langue,
 peut-être ?



( Mon petit coin aux treize ors ...)


C'est donc la langue allant vers ... vous que je vous invite à échanger un mot dans la langue ( D'heure ô paix ... ) de votre choix !




( Il suffit d'une chaise-langue pour papoter entre les figues et le romarin, en écoutant les oiseaux polyglottes )


 ... tandis que, bien installés sur une chaise-langue ( ... ah oui ? eso es la verdad ? Oh God ! ... où ça papote bien en langues impro-blablas ! ), à l'heure des derniers treize ors de septembre au jardin, je vous offre en deux langues


The Gardener, Le Jardinier de Robert Louis Stevenson.


Mon grevilléa caressé par le buddléia autrement dit Quand les bras parfumés de l'arbre aux papillons caressent tendrement les tendres aiguilles d'un arbuste du soleil)


The Gardener
Le Jardinier

The gardener does not love to talk,
He makes me keep the gravel walk;
And when he puts his tools away,
He locks the door and takes the key.

Le jardinier il aime pas causer,
Il m'oblige à rester dans l'allée;
Une fois ses outils bien rangés,
Il ferme la porte et prend la clé.

Away behind the currant row
Where no one else but cook may go, 
Far in the plots, I see him dig
Old and serious, brown and big.

Là-bas, derrière les groseilliers
Où seule cuisinière peut aller,
Je l'observe à bêcher les parterres,
Grand, basané, âgé, austère.

He digs the flowers, green, red, and blue,
No wishes to be spoken to.
He digs the flowers and cuts the hat,
And never seems to want to play.

Il bêche les fleurs, vertes, rouges et  bleues,
Et décourage les importuns.
Il bêche les fleurs et coupe le foin,
Et semble n'être jamais prêt au jeu.

Silly garderner ! summer goes,
And winter comes with pinching toes,
When in the garden bare and brown
You must lay your barrow down.

Idiot de jardinier ! après l'été,
L'hiver arrive et ses pincettes,
Dans le jardin brun et dénudé
Tu dois reposer ta brouette.

Well now, and while the summer stays,
To profit by these garden days
O how much wiser you would be
To play at Indian with me !

Allons, tandis que dure l'été
Où l'on profite des jours de jardin
Comme tu serais plus avisé
De jouer avec moi aux Indiens !

Robert Louis Stevenson.


samedi 24 septembre 2011

Un arbre pour prendre racine ...


Avec la participation de Sophoro, mon Arbre ...


Si tu devais choisir un arbre ...




 Sous lequel prendre racine et t'abriter du soleil et du vent, des uns tant péris ou de l'or-âge ...


 


Un arbre qui te panse ...




à quel arbre penses-tu ?



Ami(e), Choisis-toiT un arbre ... 

jeudi 22 septembre 2011

La cuisine à la mûre ...


Onze heures, un matin bleu comme une rose, j'avais préparé, pour la maisonnée du soir, une soupe de poireaux ( de la fibre de vert ... ), un poulet en croûte de celle qui aime mettre des lauriers sur le dos des chairs tendres ... et mon gratin d'espérance ( ces pommes qu'on ramasse dans la terre avant de les cuire longuement sous les flammes de l'âtre ) ...


Elle s'était assise l'air de rien, touchant la motte de beurre d'un geste craquant de biscotte et, dans son sourire baissé humant le fumet d'or du four qui sonnait fièrement, je percevais salive et désir d'y goûter.
" Tu veux une cuillère ? Prends ce bol crème !"
Il n'est pas d'heure pour manger l'amour ...


Elle s'agitait doucement, tournait sa perle au majeur, le sourire à la livre, me demandait de monter le son ( l'habitude de déjeuner avec La Traviata ) chantait l'aime haut de tout son coeur.
Je la voyais heureuse, sauçant, d'une main précieuse et animale, jusqu'au dernier brin de thym son assiette gourmande.
" Tu aimes ?"

Son oeil de jais, vif, jet de verre poli et de vie qui n'étain ... pas celle que l'on pensait ..., remuait comme on remue de plaisir conscient le bonheur de l'instant, elle vibrait ... Et pudique, n'ayant pas le regard d'ivoire ...je savourais ma chance de la garder, porcelaine, quelques minutes en corps, dans ma cuisine ... Je la resservais.
" Un dessert ? j'ai fait un trésor d'amandes à la mûre ...


Comment la retenir, je savais faire le charme d'aime haut. Elle me savait trop bien !
_ Non ma chérie, je dois partir ...
Son départ aussi précipité qu'un accent sur mon âme ... me laissa une joie profonde, secrète et mère veilleuse ...

Veronica, in La cuisine d'Aime Haut.

mardi 20 septembre 2011

La beauté

" La beauté, c'est l'harmonie du hasard et du bien."
Simone Weil, La pesanteur et la grâce, Plon, 1947. 



Beau comme il laid, j'ai trouvé grâce dans la douceur de ses yeux d'âme quand moi m'aime je n'ai plus vu la longue couleur de ses cicatrices  ... Il avait la beauté de son coeur végétal ... 

Aussi belle était pour moi la pluie ... d'ailleurs, comme vous le savez,  toutes les clés, "embeautées" de ce jour nouveau, étaient parties se promener ...    

Veronica


Donne-moi une définition de la beauté ... 


" L'orage me quitte, la libellule me confie sa route.  Ce matin l'églantine m'attend, le ciel s'étale sur mon livre grandissant.
Un, trois, quatre, puis sept et dix ruisseaux m'accompagnent à travers les villes : main dans la main, ensemble nous gagnons quelques mesures et les peupliers musiciens nous marient pour d'entières saisons. 
Le platane guette ma lucarne. La locustelle tombe dans mon jardin comme un fruit espéré. Mais vient ma plus douce lingère : abeille qui cherche la tendre écorce de mon rêve, petite soeur, voici ma paupière, voici mon trèfle, voici ma chanson lente à guérir, voici la rosée de mes lèvres pour la prochaine aurore. "

Alexandre Voisard, in Les deux versants de la solitude, 1969.

dimanche 18 septembre 2011

La peau sur les mots


Quand n'aurons plus que 
La peau sur les mots ...

Je te parlerai avec l'autre verbe

Celui qui se crée dans les cils en cieux
L'autre que l'on pèle sur la paille bleue 
à l'ombre des vers ...

Quand n'aurons plus que
La peau sur les mots

Serons-nous heureux ?


                                 Veronica, 18 septembre 2011.


vendredi 16 septembre 2011

Mon tiramisaoul !


Pour faire un bon tiramisaoul !





Il te faut :



 Une pêche devine !
ou une pêche claire des bords de septembre, dans sa peau  ...
Une fleurette de crème fraîche +
Une louche de masque-harpon ( pour séduire ton aut' ... )


                                                 Monte-les, enchante-les, légère, légère !


De la glace deux sucres roux
Puis tu spécules-hausses le tout ...
 épiçant cannellisant croquant dorant le fond de verre  ...

Un doigt de rhum blanc ou brun hâtons goût ! pour la juste ébriété !
 tout est là dans la juste mesure ...

Le tiramisaoul est prêt !

mercredi 14 septembre 2011

La planète des songes ...


S'il suffisait d'un peu de ciel
Pour remplir mon vers d'espérance

Un citron doux 
Q'on sent-presserait
De boire 
En nid vrai

Un lait de rose
La fleur des sens
Pour le soir des vérités 

Pourtant

Je croise mes droits ...


                  Veronica, 14 septembre 2011.



lundi 12 septembre 2011

J'ai mis mon tablier !


Avec les mêmes mains dont j'écris cette ligne
avec les mêmes mains que toi
avec les mêmes mains dont on salue et on étreint
dont on calme caresse écoute
avec les mêmes mains qui se répandent comme une eau
ou qui s'effritent miette à miette
non pas faites pour gants ou photos
ni manucure ou séchage à l'air chaud
mais pour se fermer avec rage devant les murs trop hauts des choses établies

devant le gros gibier de la machine économique
devant les vies glissant de tout leur poids à prix fixe vers elles
avec les mêmes mains palpant les pièces de soierie
d'un mot exact
d'un monde juste ô rêveries
je mêle aux tiennes mes frontières.

extrait de la Femme-buisson d'Annie Salager.


Une liane de sourire
Me l'a si beau brodé
Brodé avec du goût et brodé à l'haleine
Cousu de ses étoiles et pensé de ses doigts
tel "rose Servanne", me dit-elle en fille-air, dans sa boucle d'ébène ...




Le petit escargot connaît bien le chemin
 qui mène aux échos-liés !
et la feuille d'automne, par la couleur dorée, 
sur sa peau de cigales 
est venue se poser !




Pour préparer repas
Pour le jardin botter
Pour caresser l'Enfance
Pour danser mes silences




Pour porter des bonheurs aux tendres coccinelles
Pour rouler des matins comme des yeux de gosses !




Pour pocher mes envies
Comme rire de groseilles
Aube au jardin
Se crée
Pop'in fleurs de soleil !




Papillon libre ulule avec des fleurs d'oiseaux
Pour ouvrir la main comme on retient le coeur
et tenir Poésie !





Merci Nathalie, je ne le quitte plus !

jeudi 8 septembre 2011

Es-tu blog-trotter ?



Dis-moi, comment blogues-tu ?

Avec des habits, tu es ?

Fais-tu, à la bonne heure, le tour des haies-toiles ?

Pars-tu à la recherche du "tant" ... perdu ?

Un pied à l'âme ou le vers sur l'âme, hein ?

Voyages-tu à la tombée du jour ?

Préfères-tu l'eau Rore  ?

Ou ancrée-pousse-cul ( pousse-toi je prends la place à l'ordi ! )

A la mode de chez nous ?

Au petit bonheur la chanson ?

Blogues-tu plus que d'oraison ?




A deux voire plus si "à fille-nid t'es" ?

Ame, hein, nue ou avec dix doux gants blancs ?

Fille d'ailes, l'esprit libre quand m'aime ?

Pars-tu en sol y terre ?

Avec un plat, tôt ?

Pour le tour de la beau gosse faire ?

Es-tu chasseuse de toiles ?

En un mot, Bon voyage !
en Aime Haut


Aumône-asters


mardi 6 septembre 2011

Les échos liés ...

" Parfois un cyprès pousse en toi

Consentant
tu porteras fruits
Foudroyé
tu deviendras torche

Si tu plonges en toi
_feuilles branches confondues
Par-delà tout oubli
Tu transmues
En chant

Le vent
"




Au coeur d'Aime Haut, il y a la musique ... Craie-celle de vie ou piano-forêt, le jeu des mots qui parfois te fait "l'effet seconde peau" et les folies, bergère !
Feuilles de bal, balai-hier ...


L'écho des liés, l'écho des lianes, les échos liés, les échos-lierres ...




Bonne rentrée à tous ! Que l'année vous soit douce !

Mais parfois encore : faux nids, polis, corsés que tu entends revenir de loin ... Allez, loue ! Il y a ... ma symphorime ... qui te donne le la, te laisse par les "l'eau de ci haut de là" ...

S'ouvrir toujours grand, sortir de ses certitudes allant pêcher, rester en toile errance ...


" Ce qui peut se dire
ne se dira pas
Ce qui ne le peut
sera dit sans cesse
Quel jour quelle nuit
quel moment d'oubli
Surgi du tréfonds
le pur dit humain
Rompant les entrailles
à fleur de peau, d'âme
Transmuant tout désir,
en appel-écho
"


Aimes-tu, comme moi, quand tes chausses font des bruits d'osier, dans le silence du matin tout craquant de septembre ?
J'ai vu des miettes de pin sur l'herbe pyramidale des jardins qui se créent, j'ai entendu les appels soyeux des gorges enroulées ...

En faon de mon pays, tenons-nous l'âme hein !



J'ai, en craie dans mon coeur, un arbre sympathique et de l'encre-ruisseau pour le papier de vers ...
Je frelonne l'aime haut, j'abeillis à la voix qui chante ses corbeilles et quand je bâille fleur, rose, tu bâilles en choeur !


" Résonnent en nous les collines musicales
En nous l'inapaisable ondulation
Toute chose y parle sa langue natale
Toute chose confie ses secrets au coeur
Vibrent l'air et l'eau, bourdonnent les lauriers
Transparaît alors un dieu, là, tout ouïe

Dieu d'accueil, d'épousaille et d'eurythmie
"



Les plantes poussent mieux sur les routes sincères ...


" Voici le nouveau jardin
Si tu es en larmes encore
à toi il s'offre

Si tu ouvres les yeux
voici les iris
Si tu tends la main
voici les pivoines
Si tu répands ta chevelure
Voici, de senteur en senteur
Tous les sentiers de la fragrance
menant vers les herbes infinies
Vers la fontaine
jaillie du tombeau

Si tu as soif encore
A toi il s'offre
le jardin nouveau
"




En italique, les mots de François Cheng, extraits de ses Oeuvres poétiques.